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Alain Marie Joseph Paul JACQUOT

[ Saint-Loup-sur-Semouse (70) , 18/06/1932 Neufchâteau (88) , 17/10/2018 (86 ans) ]

chirurgien , conseiller régional , député , conseiller général

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ecriVOSGES, « Alain Marie Joseph Paul JACQUOT », fiche bio-bibliographique, https://www.ecrivosges.com/fiche.php?id=5351 (consultée le 22 septembre 2026).

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Bibliographie et sources

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Notices documentaires

2003 — Le Grand livre des élus vosgiens

JACQUOT Alain (Marie Joseph Paul)
(18 juin 1932, Saint-Loup-sur-Semouse, Haute-Saône)

• Adjoint au maire de Neufchâteau de 1983 à 1989
• Conseiller régional de Lorraine de 1982 à 1986 et de 1988 à 1991
• Député des Vosges de 1986 à 1988
• Conseiller général du canton de Neufchâteau depuis 1979
• Marié, cinq enfants

Alain Jacquot, fils de Justin Jacquot et de Suzanne Gérard, naît a Saint- Loup-sur-Semouse en Haute-Saône, au sein d'une famille de six enfants. Le futur chirurgien se souvient du paysage idyllique de la Chaudeau et du cours d'eau de la Semouse qui actionnait avec bonheur les forges de l'industriel de Buyer. De l'école communale d'Aillevillers, il rejoint le collège libre de La Malgrange à Jarville où il a François Guillaume (futur député et ministre de Agriculture) comme camarade de pension. Toutefois, c'est à la faculté de médecine de Nancy et plus tard de Paris pour sa spécialité chirurgicale que se profile sa carrière professionnelle.

Parallèlement à ses études, Alain Jacquot unit sa destinée le 29 juin 1957 à Odile Vinel (native de Saint-Amé) qui lui donne cinq enfants : Eric, Jean-Marc, Christophe, Marielle et Emeline. L’année suivante, dans le cadre de sa formation, il s'installe à Conacry en Afrique. Six mois après, une révolution interne en Guinée l'oblige à revenir plus tôt que prévu sur le sol français. Son retour sur les bancs de la faculté est de courte durée. Alain Jacquot est appelé sous les drapeaux pour être affecté à l'antenne chirurgicale de Blida en Algérie. En 1961, il présente et soutient sa thèse de docteur en médecine, s’intitulant : La maladie de Crohn. Par ailleurs, il est l'un des premiers inscrits au Centre universitaire européen dont les cours sont dispensés à Nancy, place Stanislas. Alain Jacquot est diplômé de cette institution dans la section civilisations.

Lauréat des hôpitaux, chef de clinique chirurgicale au CHU (centre hospitalier universitaire) de Nancy, diplômé en anesthésie-réanimation, le nouveau chirurgien se fixe au CHG (centre hospitalier général) de Neufchâteau. Éminent chirurgien-urologue, il s'associe tout d'abord au docteur Philippe Hahn, puis au docteur Boileau (ancien président directeur général du journal L’Est Républicain) jusqu’à l'heure de sa retraite, en 1994.

Ses premiers pas en politique interviennent aux législatives de 1978, marquées par une campagne électorale très agitée. Battu mais non résigné, il postule au fauteuil de conseiller général du canton de Neufchâteau abandonné par le sénateur Albert Voilquin. Le succès est au rendez-vous. Depuis cette date, le docteur Jacquot est réélu sans interruption. Alain Jacquot reçoit même la confiance de Christian Poncelet et de ses collègues en devenant vice-président du conseil général. Poursuivant son action au-delà du département des Vosges, il rejoint à deux reprises l’hémicycle régional (1982 à 1986 et de 1988 à 1991). Premier vice-président du conseil régional de Lorraine, succédant à ce poste à Philippe Séguin, il est présent la même année aux élections municipales. Il défait le maire sortant, François Bolmont, avec une liste baptisée Neufchâteau demain. Ce succès permet (selon un accord en cas de victoire) à Roger Laurent d'être élu premier magistrat de Neufchâteau et à Alain Jacquot de le seconder.

Mais le parcours politique du docteur Jacquot ne se borne pas uniquement à sa région. En mars 1986, il entre au Palais-Bourbon, conséquence de la venue de Philippe Séguin au gouvernement de Jacques Chirac. Alain Jacquot figure en troisième position sur la liste du maire spinalien, devenant ainsi député des Vosges lors des élections législatives à la proportionnelle. Cela met un peu de baume au cœur des électeurs de la Plaine, qui n'ont plus de député à eux après l’échec de la liste d'Hubert Voilquin, dont le score s'avère insuffisant pour décrocher le très convoité quatrième siège, revenant finalement à l'avocat spinalien Gérard Welzer.

Délaissant momentanément la ville de Neufchâteau en raison de problèmes de santé, Alain Jacquot retrouve l'ambition municipale avec l'arrivée du troisième millénaire. Les Néocastriens ont droit, aux municipales de mars 2001, a une nouvelle confrontation Jacques Drapier-Alain Jacquot. Malgré une excellente prestation, il ne peut ravir la mairie au premier magistrat sortant. Figure permanente de l’assemblée départementale vosgienne, il s'adonne également à l'écriture avec une monographie sur François de Neufchâteau.

[ Bertrand MUNIER , Le Grand livre des élus vosgiens ]

 

Quelques contemporains

Référence suggérée : ecriVOSGES, « Alain Marie Joseph Paul JACQUOT », fiche bio-bibliographique, https://www.ecrivosges.com/fiche.php?id=5351 (consultée le 22 septembre 2026).

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