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Michel MADELIN

[ Châlons-sur-Marne (51) , 15/07/1908 Avon (77) , 27/04/1985 (76 ans) ]

conseiller général

Biographie vosgienne Sur Wikipédia ↗ Sur Wikidata ↗

Notices documentaires

2003 — Le Grand livre des élus vosgiens

MADELIN Michel (Henri Marie)
(15 juillet 1908, Châlons-sur-Marne - 27 avril 1985, Avon, Seine-et-Marne)

• Conseiller général du canton de Bruyères de 1949 à 1955
• Conseiller de la République de 1948 à 1952
• Marié, quatre enfants

Michel Madelin appartient à une famille bien lorraine et bien vosgienne. Son grand-père, Amédée Madelin, est procureur de la République à Neufchâteau. Son père, le commandant Léon Madelin, commande le 3e bataillon de chasseurs à pied de Saint-Dié à la tête duquel il tombe glorieusement au champ d'honneur le 8 mai 1915. Son oncle, Louis Madelin de l'Académie française qui habite à la Trouche près de Raon l'Étape, est député des Vosges en 1924.

Michel Madelin naît à Châlons-sur-Marne, où son père Léon, jeune lieutenant au 29e bataillon de chasseurs à pied, est détaché au Conseil de guerre. Michel Madelin fait ses études à l'école Saint-Sigisbert, puis au lycée de Nancy où il prépare l'école spéciale militaire de Saint-Cyr. Reçu dans les premiers en 1926, il en sort en 1928, dans l'arme la plus conforme à ses désirs et à son goût de l'action, l'aviation. Après un court séjour en France, le Saint-Cyrien Madelin est envoyé sur sa demande au Maroc pour prendre part aux opérations de pacification. Là, dans une escadrille combattante, il prépare la campagne de Djebel Sagho où est tué l'officier français de spahis, un des héros de la pacification du Maroc, Henri de Bournazel. Michel Madelin participe aux opérations du Grand-Atlas et à celles du Sud marocain et de Mauritanie, sous les ordres du général Giraud.

En 1939, la déclaration de guerre le trouve commandant une escadrille de bombardiers. Cette même année, le 9 juin à Paris (17e), il épouse Armelle-Marie-Joséphine Colson. Pendant la drôle de guerre, il essaie des avions américains et prend part à la campagne de 1940, dans un groupe d'assaut équipé en avions Glenn-Martin et termine la campagne à la tête de ce groupe. La triste période de l'Armistice arrive, il refuse de prêter serment au chef de l'Etat et envoie sa démission avec le désir exprimé de se joindre à l'aviation alliée. En 1942, le commandant Madelin reprend le combat et le fait à la tête d'un groupe de bombardements lourds. Ayant terminé ses tours d'opérations, il est placé en 1944 à la tête d'une école d'élèves-pilotes d'aviation. Un an plus tard, après la victoire, il prend le commandement de l'école des aspirants de réserve d'aviation où, malgré toutes les difficultés matérielles, il réussit à préparer à leur futur rôle d'officier plus de 1500 jeunes gens.

En 1946, il se lance dans la lutte politique et sa première tentative est aux élections législatives, dans le département des Vosges. Sa liste est composée de Jean Baumann, de Georges Chaix, du docteur Jean Poirot et de Camille Méline. Seul Jean Baumann est élu. En revanche, Michel Madelin, père de quatre enfants, persiste. Les élections au Conseil de la République, en 1948, l'envoient siéger à Paris aux côtés du Romarimontain Jean-Marie Grenier. Sur sa lancée, il postule également au poste de conseiller général du canton de Bruyères, bien que résidant à Epinal au 27, rue Notre-Dame-de-Lorette. Il réussit de nouveau à enlever le siège à pourvoir, aux dépens de l'élu sortant Pierre Blanck et du contremaître de scierie Paul Baradel. Abandonnant la vie politique vosgienne au terme de son mandat à l'assemblée départementale, Michel Madelin s'éteint le 27 avril 1985, à Avon en Seine-et-Marne.

[ Bertrand MUNIER , Le Grand livre des élus vosgiens ]

Sources structurées

  1. Le Grand livre des élus vosgiens 2003 — Bertrand MUNIER
 

Référence suggérée : ecriVOSGES, « Michel MADELIN », fiche bio-bibliographique, https://www.ecrivosges.com/fiche.php?id=5387 (consultée le 24 septembre 2026).

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