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Louis NOIRTIN

[ Neufchâteau (88) , 14/07/1862 – Neufchâteau (88) , 01/02/1954 (91 ans) ]

rentier , maire , conseiller général , sous-préfet

Biographie vosgienne

Notices documentaires

2003 — Le Grand livre des élus vosgiens

NOIRTIN Louis (Charles Camille)
(14 juillet 1862, Neufchâteau - 1er février 1954, Neufchâteau)

• Conseiller municipal de Neufchâteau de 1904 à 1919 et de 1929 à 1940
• Premier adjoint au maire de Neufchâteau de 1919 à 1925
• Maire de Neufchâteau de 1925 à 1929
• Conseiller général du canton de Neufchâteau de 1934 à 1942 et de 1944 à 1945
• Sous-préfet de Neufchâteau de 1940 à 1941
• Conseiller départemental des Vosges de 1942 à 1944
• Rentier
• Marié

Fils de Jean-Charles Noirtin, charretier, et de Adèle Chognot, Louis Noirtin naît à Neufchâteau le jour de la fête nationale en 1862. Pendant trente-six années, il exerce les fonctions de conseiller municipal, occupant successivement le poste de premier adjoint de décembre 1919 à mai 1925, puis de maire de cette date à mai 1929. En 1934, il rejoint le conseil général des Vosges pour la durée d'un mandat et se voit même confier la fonction de sous-préfet intérimaire de Neufchâteau, de juillet 1940 à juillet 1941. Le 27 juin 1942, le titre de maire honoraire lui est conféré.

Au-delà de ses mandats publics, Louis Noirtin est champion international de tir. Aussi le retrouve-t-on, tout naturellement, à la vice-présidence de la fédération française des sociétés de tir, étant à ce titre délégué olympique à plusieurs reprises en Finlande, Norvège, Espagne, Allemagne... et président de la fédération des sociétés de tir de l'Est. Sous son impulsion, le tir renaît en Lorraine après la guerre de 1945, et à l'assemblée générale, Louis Noirtin est élu président de la Ligue lorraine de tir. Il est aussi président de la société de tir et de préparation militaire de Neufchâteau depuis 1919, après avoir été, dès 1902, directeur de la société de tir les Carabiniers de l'Est. À l'étranger, tous ces mérites lui valent une pléiade de décorations : chevalier de l'Orange et Nassau, Nicham Iftikar, Couronne d'Italie, ordre Polonais et en France, Légion d'honneur.

Son dévouement à diverses œuvres humanitaires (protection de l'enfance, dispensaire de l'hygiène sociale, caisse d'Epargne dont il est le président...) et bien sûr son action en faveur des sports, ancien combattant de la guerre 1914-1918, deux fois blessé, deux fois cité, sont des titres qui méritent l'hommage de toute une ville. Le 11 novembre 1953, le maire Louis Clément et toute la population sont rassemblés pour rendre hommage au doyen de la cité. La municipalité inaugure en sa présence une place qui portera désormais son nom. Le premier magistrat met l'accent sur cette merveilleuse longévité dont tous ses concitoyens se réjouissent et souligne qu'elle est avant tout le lot d'un homme modeste à l'intelligence ouverte. À chaque date, un exploit, un honneur, une citation ; à chaque date, un pas vers une gloire jamais ternie, toujours plus brillante qui fait de Louis Noirtin un homme qui a bien mérité cette phrase : Cœur de la cité, cette place mérite bien de porter le nom de celui qui a tant la cité dans le cœur.

Mettant à profit ses nombreuses connaissances, Louis Noirtin est responsable de la construction avant la Seconde Guerre mondiale, de l'hôpital de Ravenel à Mirecourt. Bienfaiteur de l'hôpital de Neufchâteau, une plaque rappelle ce souvenir aux côtés de son beau-frère Pierre Langloix. Avec ce dernier, il exploite un important hôtel au centre de Neufchâteau, à l'enseigne Hôtel de la Poste. Marié à Adèle Langloix, il n'a pas d'héritier. Par contre, son neveu André a un fils prénommé Michel qui deviendra pharmacien, maire et conseiller général à Bruyères.

Enfin, ses multiples participations sportives à travers la planète, lui permettent d'enrichir sa collection d'automates et de petits jouets mais surtout de compléter sa magnifique collection de timbres, d'une valeur inestimable. Louis Noirtin décède à l'hôpital de Neufchâteau, le lundi 1er février 1954, à l'âge de quatre-vingt-onze ans. Il repose au cimetière communal. Les Néocastriens lui doivent, sans vraiment le savoir, la création de la célèbre foire-exposition qui se tient dans leur ville en période estivale. Cette foire naît d'un pari, en 1926, entre Louis Noirtin et son collègue Léon Antoine, conseiller général de Châtenois. Au fil des années, cette manifestation ne fait que s'accroître et d'agricole elle devient très vite artisanale, puis industrielle, dépassant très vite le cadre du département des Vosges.

[ Bertrand MUNIER , Le Grand livre des élus vosgiens ]

2003 — Le Grand livre des élus vosgiens

NOIRTIN Louis (Charles Camille)
(14 juillet 1862, Neufchâteau - 1er février 1954, Neufchâteau)

• Conseiller municipal de Neufchâteau de 1904 à 1919 et de 1929 à 1940
• Premier adjoint au maire de Neufchâteau de 1919 à 1925
• Maire de Neufchâteau de 1925 à 1929
• Conseiller général du canton de Neufchâteau de 1934 à 1942 et de 1944 à 1945
• Sous-préfet de Neufchâteau de 1940 à 1941
• Conseiller départemental des Vosges de 1942 à 1944
• Rentier
• Marié

Fils de Jean-Charles Noirtin, charretier, et de Adèle Chognot, Louis Noirtin naît à Neufchâteau le jour de la fête nationale en 1862. Pendant trente-six années, il exerce les fonctions de conseiller municipal, occupant successivement le poste de premier adjoint de décembre 1919 à mai 1925, puis de maire de cette date à mai 1929. En 1934, il rejoint le conseil général des Vosges pour la durée d'un mandat et se voit même confier la fonction de sous-préfet intérimaire de Neufchâteau, de juillet 1940 à juillet 1941. Le 27 juin 1942, le titre de maire honoraire lui est conféré.

Au-delà de ses mandats publics, Louis Noirtin est champion international de tir. Aussi le retrouve-t-on, tout naturellement, à la vice-présidence de la fédération française des sociétés de tir, étant à ce titre délégué olympique à plusieurs reprises en Finlande, Norvège, Espagne, Allemagne... et président de la fédération des sociétés de tir de l'Est. Sous son impulsion, le tir renaît en Lorraine après la guerre de 1945, et à l'assemblée générale, Louis Noirtin est élu président de la Ligue lorraine de tir. Il est aussi président de la société de tir et de préparation militaire de Neufchâteau depuis 1919, après avoir été, dès 1902, directeur de la société de tir les Carabiniers de l'Est. À l'étranger, tous ces mérites lui valent une pléiade de décorations : chevalier de l'Orange et Nassau, Nicham Iftikar, Couronne d'Italie, ordre Polonais et en France, Légion d'honneur.

Son dévouement à diverses œuvres humanitaires (protection de l'enfance, dispensaire de l'hygiène sociale, caisse d'Epargne dont il est le président...) et bien sûr son action en faveur des sports, ancien combattant de la guerre 1914-1918, deux fois blessé, deux fois cité, sont des titres qui méritent l'hommage de toute une ville. Le 11 novembre 1953, le maire Louis Clément et toute la population sont rassemblés pour rendre hommage au doyen de la cité. La municipalité inaugure en sa présence une place qui portera désormais son nom. Le premier magistrat met l'accent sur cette merveilleuse longévité dont tous ses concitoyens se réjouissent et souligne qu'elle est avant tout le lot d'un homme modeste à l'intelligence ouverte. À chaque date, un exploit, un honneur, une citation ; à chaque date, un pas vers une gloire jamais ternie, toujours plus brillante qui fait de Louis Noirtin un homme qui a bien mérité cette phrase : Cœur de la cité, cette place mérite bien de porter le nom de celui qui a tant la cité dans le cœur.

Mettant à profit ses nombreuses connaissances, Louis Noirtin est responsable de la construction avant la Seconde Guerre mondiale, de l'hôpital de Ravenel à Mirecourt. Bienfaiteur de l'hôpital de Neufchâteau, une plaque rappelle ce souvenir aux côtés de son beau-frère Pierre Langloix. Avec ce dernier, il exploite un important hôtel au centre de Neufchâteau, à l'enseigne Hôtel de la Poste. Marié à Adèle Langloix, il n'a pas d'héritier. Par contre, son neveu André a un fils prénommé Michel qui deviendra pharmacien, maire et conseiller général à Bruyères.

Enfin, ses multiples participations sportives à travers la planète, lui permettent d'enrichir sa collection d'automates et de petits jouets mais surtout de compléter sa magnifique collection de timbres, d'une valeur inestimable. Louis Noirtin décède à l'hôpital de Neufchâteau, le lundi 1er février 1954, à l'âge de quatre-vingt-onze ans. Il repose au cimetière communal. Les Néocastriens lui doivent, sans vraiment le savoir, la création de la célèbre foire-exposition qui se tient dans leur ville en période estivale. Cette foire naît d'un pari, en 1926, entre Louis Noirtin et son collègue Léon Antoine, conseiller général de Châtenois. Au fil des années, cette manifestation ne fait que s'accroître et d'agricole elle devient très vite artisanale, puis industrielle, dépassant très vite le cadre du département des Vosges.

[ Bertrand MUNIER , Le Grand livre des élus vosgiens ]

Sources structurées

  1. Le Grand livre des élus vosgiens 2003 — Bertrand MUNIER
 

Référence suggérée : ecriVOSGES, « Louis NOIRTIN », fiche bio-bibliographique, https://www.ecrivosges.com/fiche.php?id=5432 (consultée le 25 septembre 2026).

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