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Louis PRUNIER

[ Granges-sur-Vologne (88) , 09/08/1887 – Plainfaing (88) , 17/02/1953 (65 ans) ]

médecin , maire , conseiller général

Biographie vosgienne

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Référence suggérée

ecriVOSGES, « Louis PRUNIER », fiche bio-bibliographique, https://www.ecrivosges.com/fiche.php?id=5459 (consultée le 28 septembre 2026).

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Bibliographie et sources

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Notices documentaires

2003 — Le Grand livre des élus vosgiens

PRUNIER Louis (Marie Auguste)
(9 août 1887, Granges - 17 février 1953, Plainfaing)

• Maire de Plainfaing de 1941 à 1945
• Conseiller départemental des Vosges de 1942 à 1944
• Médecin
• Marié, deux enfants

Louis Prunier est nommé maire de Plainfaing par arrêté du préfet des Vosges en date du 5 mars 1941. Ainsi que vous le savez, la loi du 16 novembre 1940 a apporté des modifications importantes dans la composition et surtout dans le mode de nomination des conseillers municipaux, des adjoints et des maires, En ce qui concerne les communes de plus de 2000 habitants, les membres du conseil municipal ne sont plus en effet élus mais nommés soit par le ministre soit par le préfet. Je vous serai obligé, docteur, de vouloir bien accepter cette mission. C'est ainsi que le docteur Prunier succède à Julien Léonard au poste de premier magistrat de Plainfaing. Simultanément, il est nommé conseiller départemental pour une durée exceptionnelle de deux années.

Fils d'un percepteur, Louis Prunier est pensionnaire, dès l'âge de neuf ans, au lycée nancéien Henri-Poincaré. Bachelier, il intègre la faculté de médecine quand la Grande Guerre se trame à l'horizon. Après avoir effectué son service militaire à Epinal, le jeune étudiant est affecté, à la mobilisation générale en 1914, aux Poilus d'Orient et parcourt la Macédoine, la Bosnie-Herzégovine, etc. Une route qu'il effectue aux côtés de son compagnon d'armes déodatien, Albert Ohl des Marais. Ce dernier, graveur et historien de renom, naît en Russie à Saint-Pétersbourg durant l'exil de son grand-père.

Revenu sur le sol français seulement en 1919, Louis Prunier reprend le chemin de la faculté et présente deux ans plus tard sa thèse de médecine intitulée : De quelques cas de fractures du crâne chez l'enfant. Suite à d'épisodiques remplacements au cabinet du praticien fraxinien Marius Durand, Louis Prunier s'installe à Plainfaing. Père de deux enfants, Marie-Louise et Alexis, il s'implique activement dans l'administration communale plainfinoise en pleine tourmente de la Seconde Guerre mondiale. Aux premières élections cantonales d'après-guerre, ce maire hardi essaie de conquérir le siège de conseiller général du canton de Fraize. À la surprise générale, il est largement défait le 23 septembre 1945, laissant les lauriers de la victoire à Louis Mayard. Un succès inattendu pour cet artisan, au demeurant très discret. Abandonnant toute implication personnelle dans la vie publique locale, le docteur Prunier s'éteint le 17 février 1953. Deux années après, son fils Alexis reprend le cabinet médical paternel. Une succession qu'il assure jusqu'en 1969, date à laquelle le docteur François Thiébaut (futur maire et conseiller général) lui emboîte le pas.

[ Bertrand MUNIER , Le Grand livre des élus vosgiens ]

 

Référence suggérée : ecriVOSGES, « Louis PRUNIER », fiche bio-bibliographique, https://www.ecrivosges.com/fiche.php?id=5459 (consultée le 28 septembre 2026).

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