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Claude VALDENAIRE

[ Ventron (88) , 28/01/1766 – Nancy (54) , 23/02/1843 (77 ans) ]

inspecteur de l'Enregistrement , maire , conseiller général

Biographie vosgienne

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Référence suggérée

ecriVOSGES, « Claude VALDENAIRE », fiche bio-bibliographique, https://www.ecrivosges.com/fiche.php?id=5508 (consultée le 1 octobre 2026).

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Bibliographie et sources

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Notices documentaires

2003 — Le Grand livre des élus vosgiens

VALDENAIRE Claude
(28 janvier 1766, Ventron - 23 octobre 1843, Nancy, Meurthe-et-Moselle)

• Maire de Ventron
• Conseiller général du canton de Saulxures-sur-Moselotte de 1833 à 1836 et de 1839 à 1843
• Inspecteur de l'Enregistrement
• Célibataire

En 1833, les Français apprennent que les conseillers généraux ne seront plus nommés par le gouvernement, comme sous le Consulat, l'Empire et la Restauration, mais élus au suffrage censitaire. Jusqu'en 1848, le cens électoral est la quotité d'impôt qu'une personne doit payer pour être électeur ou éligible. Fait unique dans les annales départementales, cette loi va être favorable, puis préjudiciable à Claude Valdenaire. Enfant de Ventron où il voit le jour en 1766, il est le fils d'un négociant, Claude Valdenaire, et de Marie-Catherine Géhin. Inspecteur de l'Enregistrement et des Domaines, il fréquente autant son cher village de Ventron que la cité ducale de Nancy. Cette situation ne ravit guère l'administration départementale qui rapporte : Claude Valdenaire a de la fortune, mais il habite très retiré à Nancy où il a fixé son domicile. Ses opinions sont avancées, même antimonarchiques. On peut dire cependant qu'il les exprime d'ailleurs qu'avec la plus extrême réserve et une convenance parfaite.

Après trois années de mandat cantonal, le premier magistrat de Ventron annonce qu'il est candidat à sa propre succession en 1836. Mais le sous-préfet de Remiremont lui refuse cet honneur. Suite à la réduction de son cens électoral, Claude Valdenaire cesse immédiatement d'être éligible. Aussi, pour que le canton de Saulxures-sur-Moselotte reste la chasse gardée de sa famille, l'élu véternat met sur les rangs son neveu, Jean-Thiébaut Géhin. Trois ans plus tard, le manufacturier saulxuron démissionne, conséquence de l'engagement qu'il a pris envers son oncle. Claude Valdenaire réunissant à nouveau toutes les conditions d'éligibilité voulues, il désire reprendre sa place au conseil du département. Cette situation ne choque guère les électeurs du canton de Saulxures-sur-Moselotte qui se prêtent à cette combinaison électorale, depuis longtemps avouée. De son côté, Claude Valdenaire annonce au préfet des Vosges : Je ferai dans cette nouvelle mission, comme dans la première, tous mes efforts pour répondre à la confiance de mes concitoyens, et ne pas rester trop en dessous de l'opinion qui m'est à vos yeux sans doute trop favorable". Retrouvant aisément son poste cantonal aux dépens du maire de Vagney, Alexis Flageoilet, Claude Valdenaire s'éteint en cours de mandat, le 23 octobre 1843, au 3, rue du Manège à son domicile de Nancy.

[ Bertrand MUNIER , Le Grand livre des élus vosgiens ]

 

Référence suggérée : ecriVOSGES, « Claude VALDENAIRE », fiche bio-bibliographique, https://www.ecrivosges.com/fiche.php?id=5508 (consultée le 1 octobre 2026).

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