ecriVOSGES — Henri VEYRIER Aller au contenu
Accueil
 

Henri VEYRIER

[ Meyrueis (48) , 24/05/1892 – Paris (12e) , 01/06/1970 (78 ans) ]

industriel , maire , conseiller général

Biographie vosgienne

Notices documentaires

2003 — Le Grand livre des élus vosgiens

VEYRIER Henri (Jules Adrien)
(24 mai 1892, Meyrueis, Lozère - 1er juin 1970, Paris 12e)

• Maire de Bruyères de 1941 à 1944
• Conseiller départemental des Vosges de 1943 à 1944
• Industriel
• Marié

Le nom d'Henri Veyrier restera longtemps gravé à Bruyères comme celui du plus important fabricant de bérets basques. Une entreprise qui fournit encore, en 1960, l'armée française avec ses couvre-chefs. Au-delà de ses responsabilités industrielles, Henri Veyrier reçoit l'investiture de premier magistrat de la cité de l'Avison, à une période où les maires ne sont pas élus mais nommés par le préfet. De 1941 à 1944, il a la lourde tâche d'administrer la cité bruyèroise et il est appelé à siéger au conseil départemental des Vosges le 14 décembre 1943, suite à la démission de Maurice Mougeot, industriel et maire de Laval-sur-Vologne.

C'est en Corrèze à Meyrueis, en 1892, que voit le jour Henri Veyrier. Au lendemain de la Grande Guerre, le 7 avril 1919, il donne son nom à Alice Bontemps (Bruyères 1898 - Nice 1977) et ce mariage scellé à Paris (12e) est l'occasion d'unir définitivement Henri Veyrier au département des Vosges. Toutefois, il ne manque aucune occasion d'aller se ressourcer dans son village natal où il possède une vaste propriété. La famille Veyrier est installée à Meyrueis depuis 1750, comme banquiers, cardeurs de laine, puis maîtres chapeliers. En 1860, ce petit village corrézien est le centre français de la chapellerie. On y recense dix-sept ateliers de confection pour environ quatre cents ouvriers, avec pour spécialité la réalisation de chapeaux pour les gardians de Camargue. Hippolyte Veyrier, le père du futur édile bruyèrois, emploie près de quatre-vingts salariés. L'année 1922 est annonciatrice du déclin industriel de Meyrueis et du départ d'Henri Veyrier pour les Vosges. Issu d'un milieu aisé, il participe à l'essor des Grandes Brasseries et Malteries de Champigneulles en Meurthe-et-Moselle, en devenant un important actionnaire de la Reine des Bières. Après avoir trouvé le bonheur et la fortune en terre vosgienne, il quitte quarante années plus tard son département d'adoption. Son décès est déclaré à la mairie du douzième arrondissement de Paris, le 1er juin 1970. Henri Veyrier repose au cimetière de Meyrueis.

[ Bertrand MUNIER , Le Grand livre des élus vosgiens ]

Sources structurées

  1. Le Grand livre des élus vosgiens 2003 — Bertrand MUNIER
 

Référence suggérée : ecriVOSGES, « Henri VEYRIER », fiche bio-bibliographique, https://www.ecrivosges.com/fiche.php?id=5515 (consultée le 2 octobre 2026).

Nouvelle recherche