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Pierre Bernard BOULOUMIÉ

[ Toulouse (31) , 11/12/1844 Paris (75) , 13/02/1929 (84 ans) ]

médecin , conseiller général

Biographie vosgienne

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ecriVOSGES, « Pierre Bernard BOULOUMIÉ », fiche bio-bibliographique, https://www.ecrivosges.com/fiche.php?id=981 (consultée le 10 septembre 2026).

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Bibliographie et sources

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Notices documentaires

1897 — Dictionnaire biographique des Vosges, Henri Jouve

BOULOUMIE Pierre Bernard.- Né à Toulouse le 11 décembre 1844.

© Dictionnaire H. Jouve, 1897


Docteur en médecine, médecin à Vittel.

Médecin-major de l’armée démissionnaire.

Officier de la Légion d’honneur et de l’Instruction publique.

Ancien président de la société de médecine pratique de Paris et de la société d’hydrologie et climatologie médicales de Paris.

Secrétaire général, co-fondateur de l’Union des Femmes de France, pour les secours aux blessés militaires.

Secrétaire général fondateur du comité central des Œuvres d’Assistance par le travail.

Fondateur-organisateur des brancardiers de frontière.

Auteur de nombreuses publications sur les secours aux blessés, sur les maladies des reins, du foie, sur l’assistance par le travail, etc., etc.

Parmi ses ouvrages, nous citerons :
- Du catarrhe vésical et de son traitement par les eaux de Vittel (Vosges), 1866.
- Des injections hypodermiques de morphine dans le traitement de 1’urétrite aiguë, 1868.
- Tuberculisation génito-urinaire, 1873.
- Considérations générales sur la pathogénie des maladies de la prostate et prostatite subaiguë, 1874.
- De certaines modifications des urines (pathogénie, séméiotique et thérapeutique), 1874 et 1876.
- Les Vibrioniens dans le pus des plaies et des abcès et les pansements antiseptiques, 1875.
- De la goutte, étiologie, formes, périodes, transformations et manifestations primordiales, 1875.
- Fragmentation spontanée des calculs vésicaux, 1876.
- Discussion de l’albuminurie et son traitement, 1876.
- Médication hydrominérale de Vittel (Revue clinique), 1876.
- Discussion sur les coliques hépatiques et leur traitement par les eaux minérales, 1878.
- Du salicylate de soude et de son emploi dans l’accès de goutte, 1879.
- Hystérie grave : hématémèse, coliques néphrétiques et hépatiques, 1879.
- Simulation des calculs vésicaux, 1879.
- Fonctions des ambulancières, 1880.
- De l’action prétendue reconstituante des alcalins, 1881.
- Les Secours aux blessés en temps de guerre, 1882.
- Les Eaux minérales aux Expositions, 1884.
- Déformations goutteuses, 1885.
- Pyélonéphrite consécutive à la scarlatine, 1885.
- L’Union des Femmes de France, son caractère et son objet, 1886.
- Traitement hydrominéral de Vittel avant l’opération de la pierre, 1886.
- Du traitement du diabète, 1887.
- Police sanitaire des villes d’eaux, 1887 et 1892.
- Instructions générales pour l’organisation des services de secours auxiliaires en cas de guerre, 1887.
- Service de santé militaire, son recrutement, son organisation, 1888.
- Des fleurs sèches de fèves de marais dans les douleurs néphrétiques, 1888.
- Progrès réalisés depuis 20 ans dans les soins aux malades et aux blessés des armées en campagnes (Congrès 1889).
- Des ressources fournies par les eaux minérales à la thérapeutique dans les maladies de l’appareil urinaire (Congrès 1889).
- Dengue, grippe ou influenza ? 1889.
- Cours de thérapeutique hydrominérale professé à l’école pratique de la faculté de médecine de Paris (Leçons détachées, 1890).
- Manuel du brancardier de frontière, (2e édition), 1890.
- Manuel de l’infirmière hospitalière (en collaboration), 1890.
- Manuel du candidat aux divers grades et emplois de médecin et pharmacien de la réserve et de l’armée territoriale, 1890.
- L’Assistance par le travail et les oeuvres du travail, 1894, 1895 et 1896.
- Contribution aux études cliniques sur la dilatation de l’estomac, 1895.
- Maladie des femmes : Thérapeutique chirurgicale et thérapeutique hydrominérale, 1895.
- Études cliniques statistiques et observations, 1896.

[ Henri JOUVE , Dictionnaire biographique des Vosges, 1897 ]

1904 — Photographie

Pierre Bouloumié, 1904.

1990 — Dictionnaire des Vosgiens célèbres

BOULOUMIÉ (Dr Pierre Bernard)
(1845 - 1929)

Président du conseil d’administration de la Société Générale des Eaux de Vittel, il succède à son frère Ambroise Bouloumié à la tête de la station thermale.

De 1903 à 1907, il représente son canton au conseil général. Il est l’auteur de Histoire de Vittel - Création d’une ville thermale (1925).

Ses obsèques eurent lieu à Vittel le 22 mai 1929.

[ Pierre HEILI , Les Vosgiens célèbres, 1990 ]

2003 — Le Grand livre des élus vosgiens

BOULOUMIÉ Pierre (Bernard)
(11 décembre 1844 à Toulouse, Haute-Garonne - 13 février 1929, Paris)

• Conseiller général du canton de Vittel de 1903 à 1907.
• Médecin.
• Marié, deux enfants.

Pierre Bouloumié qui pose pour la première fois sa candidature comme conseiller général du canton de Vittel, le 2 août 1903, pour remplacer son frère Ambroise décédé, est le fils de Louis Bouloumié fondateur de Vittel. Né le 11 décembre 1844 à Toulouse, il fait la campagne de Metz avec la 7e de ligne. Fait prisonnier mais relâché par les autorités allemandes pour raison de santé, il peut reprendre du service pendant la durée de la guerre franco-prussienne.

Il se met, aussitôt rentré, et malgré un état de santé précaire, à la disposition du gouvernement à Tours, et reprend huit jours après du service dans un régiment de cavalerie en formation à Tarbes. Avec celui-ci, il fait la campagne de l’Est, au cours de laquelle un infirmier et son ordonnance sont blessés à ses côtés dans une reconnaissance à Rougemont.

Après la guerre, faisant partie de quelques régiments de l’armée de l’Est qui ont pu éviter l’entrée en Suisse, Pierre Bouloumié prend part aux opérations de l’armée contre la Commune. Puis, il sert au 11e chasseurs, jusqu’au moment où, rentré dans le service des hôpitaux, il est pour la seconde fois médecin à l’hôpital Saint-Martin à Paris.

À vingt-neuf ans, il reçoit sa nomination de médecin-major. Dès lors, médecin à Vittel, connaissant les besoins de l’armée en temps de guerre et les imperfections de l’organisation des services sanitaires, il s’attache à l’amélioration de ceux-ci. Il publie plusieurs articles sur ces questions dans la Nouvelle Revue.

En 1889, le docteur Bouloumié organise les brancardiers de frontière et imagine des moyens de transformer immédiatement et sans frais, les charrettes et véhicules divers, y compris les wagons à marchandises, en voitures d’ambulance. Ses procédés adoptés par le ministre de la Guerre sont, à la fin du XIXe siècle, officiellement enseignés dans l’armée, sous le nom de système du docteur Bouloumié.

Multipliant les démarches et initiatives, il est aussi en 1890, le fondateur du comité central des œuvres d’assistance par le travail. Fondateur et longtemps secrétaire général de l’Union des Femmes de France, il organise cette importante association de secours aux blessés et assure, pendant la Grande Guerre, l’inspection générale des hôpitaux de cette fondation. En 1916, il participe à la fondation de l’U.F.B.G (Union fraternelle des blessés de la Grande Guerre) dont il assume la vice-présidence. Enfin, personne ne peut occulter sa participation comme délégué de la Société de la Croix-Rouge française, lors de la terrible catastrophe de décembre 1909, en Italie.

Comme médecin à Vittel, il donne de nombreux soins gratuits à tous les malades de la région qui ont recours à lui et mène une activité inlassable pour démontrer et faire connaître les vertus des eaux de la station. Esprit accessible à toutes les innovations, curieux de tout, il publie de nombreuses études médicales sur les observations et enseignements recueillis au cours de sa carrière de médecin thermal à Vittel. Acteur avec ses parents et son frère de la création et du développement de la cité vittelloise, il retrace cette épopée dans l’ouvrage Histoire de Vittel d’où ressort toute l’énergie de cette famille de bâtisseurs.

Chevalier de la Légion d’honneur pour services militaires pendant la guerre, ensuite officier pour services rendus à l’armée pour l’organisation de l’Union des Femmes et de moyens de secours, puis officier de l’instruction publique pour l’organisation des cours et conférences à l’usage des infirmières hospitalières, il est également commandeur de la Légion d’honneur. Marié à mademoiselle Redeuilh de Bonnemort, Pierre Bouloumié est père de deux enfants, Édith et Simone.

Sa première fille épouse Jacques Maigre de La Motte (parent de Guy de La Motte). Quant à sa seconde fille, elle épouse Gilbert Arvengas, ambassadeur de France au Brésil. Marchant allégrement vers ses soixante ans, il se présente aux élections cantonales de son canton vittellois en août 1903. Son principal adversaire est le conseiller d’arrondissement de Remoncourt, Télesphore Falque. Comme il est d’usage à cette époque, chaque publication soutient un candidat. Télesphore Falque est patronné par le journal Le Bloc et Pierre Bouloumié par Le Nouvelliste des Vosges, dont le rédacteur Pierre Buffet (fils du parlementaire Louis Buffet) siège à Épinal, au 8, place des Vieux-Moulins. Bien que soutenu par le ministère et l’administration préfectorale, l’élu de Remoncourt est largement défait par le représentant de la station thermale.

L’effet Bouloumié joue une nouvelle fois à Vittel. Au renouvellement cantonal de 1907, c’est Marc Mathis, de Valleroy-aux-Saules, qui enlève le siège à pourvoir. Membre de l’Association des Vosgiens de Paris, le docteur Pierre Bouloumié s’éteint en 1929. Deux ans auparavant, il avait tenu à réunir à Vittel l’important congrès de l’arthritisme. Ce fut vraiment l’apothéose de sa riche carrière.

[ Bertrand MUNIER , Le Grand livre des élus vosgiens, 2003 ]

 

Référence suggérée : ecriVOSGES, « Pierre Bernard BOULOUMIÉ », fiche bio-bibliographique, https://www.ecrivosges.com/fiche.php?id=981 (consultée le 10 septembre 2026).

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