Paul Charles PEUREUX DE BOUREULLE

[ Saint-Dié (88) , 29/04/ 1813 – Docelles (88) , 01/03/ 1902 ]

colonel

Biographie vosgienne

1889 — Biographie générale vosgienne / Félix Bouvier

BOUREULLE (Paul Charles Peureux de).- Le savant colonel de Boureulle est né à Saint-Dié le 29 avril 1813. Élève de l’école polytechnique en 1839, sous-lieutenant d’artillerie, le 1er octobre 1834, élève à l’école d’application de Metz ; lieutenant d’artillerie, le 1er octobre 1836 et placé au 14e régiment, il devenait capitaine d’artillerie le 17 septembre 1842. Placé d’abord au 12e régiment, il en fut détaché pour aller à la poudrerie de Metz, où il fut décoré de la Légion d’honneur en 1845.

Il commanda ensuite la 6e batterie du 8e régiment, puis la 12e batterie du 11e régiment monté. Chef d’escadron d’artillerie, le 3 août 1859, après la campagne d’Italie, il fut placé au 1er régiment à pied ; puis au 2e régiment, et reçut la croix d’officier de la Légion d’honneur en 1865. Lieutenant-colonel d’artillerie le 12 août 1866, il fut employé comme chef d’état-major de l’artillerie dans la 22e division militaire à Grenoble. Colonel d’artillerie, le 23 août 1870, il fut chef d’état-major de l’artillerie du 12e corps d’armée (général Lebrun), et il combattit à Sedan où il fut fait prisonnier. Après la guerre, il devint directeur d’artillerie à Brest et fut admis à la retraite le 29 avril 1873.

Le colonel de Boureulle, retiré à Docelles, occupe ses loisirs à d’intéressants travaux historiques sur l’Alsace et la Lorraine que reproduisent les mémoires des principales sociétés savantes des Vosges, dont il est un des membres les plus actifs et les plus érudits. Ses notices historiques et descriptives concernent aussi l’Algérie, l’Italie, la Corse et la Bretagne.

1897 — Dictionnaire biographique des Vosges, Henri Jouve

PEUREUX DE BOUREULLE Paul Charles.- Né à Saint-Dié le 29 avril 1813.

Colonel d’artillerie en retraite à Docelles.

Officier de la Légion d’honneur.

Voici les états de service de cet officier supérieur :

Entré à l’École polytechnique le 1er octobre 1832, M. de Boureulle fut nommé sous-lieutenant et entra à l’École d’application de Metz d’où il sortit comme lieutenant. Il appartient à un régiment d’artillerie dans lequel il fit les campagnes d’Algérie, de 1840 à 1842. A la suite de sa brillante conduite il reçut là croix de la Légion d’honneur, puis il passa capitaine en 1842.

En 1859, lorsque la guerre pour l’indépendance de l’Italie contre l’Autriche fut déclarée, le Capitaine de Boureulle fit partie de cette expédition et fut élevé au grade de chef d’escadron. Cette campagne terminée, il fut de nouveau envoyé en Algérie ; il y séjourna de 1860 à 1866 et reçut la rosette d’officier de la Légion d’honneur en 1862. Promu lieutenant-colonel en 1866, devint colonel et fit avec ce grade la campagne contre l’Allemagne puis celle de l’Algérie en 1871.

Il rentra en France à là suite de cette dernière campagne et fut nommé directeur de l’artillerie à Brest. C’est là, qu’il obtint sa mise à la retraite au mois de septembre 1873.

M. le colonel de Boureulle appartient à une ancienne famille de l’Argonne barroise.


1990 — Dictionnaire des Vosgiens célèbres

BOUREULLE (Paul Charles Peureux de), colonel
(Saint-Dié, 29 avril 1813 - Docelles, 1er mars 1902)

Issu d’une famille de l’Argonne, il est petit-fils du premier sous-préfet de Saint-Dié, G.-B. Bizot. Il entre à l’école polytechnique en 1832 et en 1834, il en sort sous-lieutenant d’artillerie. Après une scolarité à l’école d’application de Metz (1834-1836), il est lieutenant au 14ème régiment d’artillerie le 1er octobre 1836 et fait la campagne d’Algérie de 1840 à 1842.

Capitaine en 1842 et détaché à la poudrerie de Metz, il est ensuite affecté à divers régiments. A l’issue de la campagne d’Italie, il est nommé chef d’escadron (3 août 1859) et part à nouveau en Algérie avec le 2ème régiment. IL y reste jusqu’en 1866. Lieutenant-colonel, à son retour il sert comme chef d’état major de l’artillerie à la 22ème division militaire à Grenoble. Colonel le 23 août 1870, chef d’état major du 12ème corps d’armée, il est fait prisonnier à Sedan. A son retour en France, il devient directeur de l’artillerie à Brest, puis est admis à la retraite le 29 avril 1873.

Revenu dans les Vosges, il s’installe à Docelles où il se consacre à ses travaux de littérature et d’histoire régionale. Toute sa vie, il fut un disciple de Saint Simon, de Victor Considérant, de Charles Fourier, d’Auguste Comte et un adepte de l’école phalanstérienne. Il fut un ami d’André Godin, fondateur du Familistère de Guise (Nord).

Ses travaux historiques ont paru dans les Annales de la Société d’Émulation des Vosges et dans le Bulletin de la Société Philomatique Vosgienne, notamment : - L’Alsace au moyen âge pendant la Réforme,
- L’Alsace au siècle de Louis XIV,
- Un pape alsacien-lorrain du XIeme siècle,
- Les Comtes de Neufchâtel seigneurs de Châtel-sur-Moselle,
- Montaigne dans les Vosges,
- Le Pays de Jeanne d’Arc,
- La Dernière duchesse de Lorraine,
- L’Abbaye de Remiremont et Catherine de Lorraine,
- etc...

Chevalier de la Légion d’honneur en 1845, il était officier depuis 1865.


Bibl. : Bardy [H.).- Notice nécrologique de P. de Boureulle, in Bulletin Société Philomatique Vosgienne, tome XXVIII, 1902-1903, p. 372-373.


[Albert Ronsin].

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