2003 —
Le Grand livre des élus vosgiens
LARDIER Pierre (Antoine Jean Jacques)
(10 avril 1850, Massevaux, Haut-Rhin - 9 juin 1909, Clichy, Haute-Seine)
• Conseiller municipal de Rambervillers de 1881 à 1894
• Maire de Rambervillers de 1894 à 1904
• Conseiller général du canton de Rambervillers de 1895 à 1907
• Médecin
• Marié
Le docteur Pierre Lardier, né à Masevaux dans le département du Haut-Rhin, vient exercer la médecine après la guerre de 1870 à Rambervillers. Auparavant, il est reçu docteur par la faculté de Paris, le 28 mai 1874, avec une thèse traitant du
Tétanos puerpéral consécutif à l'avortement et à l'accouchement. Auteur de différents travaux concernant l'assistance publique et l'hygiène, directeur-général du
Bulletin médical des Vosges, le docteur Lardier est aussi président de l'association syndicale des médecins du département des Vosges.
Conseiller municipal de la cité rambuvetaise en 1881, il prend en mains les destinées de la ville en 1894. C'est au cours de son mandat de premier magistrat que la ville de Rambervillers reçoit la Légion d'honneur. Il a d'ailleurs provoqué de multiples démarches, tendant à faire obtenir à sa cité cette légitime récompense. Cette Légion d'honneur accordée à une ville date d'un décret de Napoléon 1“ en 1815. Pour la première fois dans l'histoire de la France, des villes sont admises dans l'ordre national de la Légion d'honneur pour récompenser l'héroïsme et le courage de leurs habitants. Quinze villes de Lorraine sont récompensées pour des faits se rapportant aux trois dernières guerres nationales et mondiales. Dans les Vosges, deux villes sont à l'honneur : Rambervillers et Saint-Dié, rasées à la fin de la guerre 1939-1945. Au long de sa vie politique, le docteur Lardier est en conflit permanent avec son collègue, le docteur
Paulin Lahalle, également intéressé par la politique. Pierre Lardier rejoint le conseil général des Vosges en 1895 et fonde à Rambervillers
Le P'tit Falot, organe républicain démocratique paraissant le dimanche. Le 21 juillet 1901, il se porte de nouveau candidat aux élections cantonales triennales, contre le docteur Lahalle soutenu par son illustre ami, le député
Henry Boucher. Le docteur Lardier retrouve son fauteuil à l'assemblée départementale suite à une campagne électorale très controversée. Son malheureux adversaire se consolera en 1907 en devenant à son tour conseiller général. L'ancien praticien rambuvetais quitte les Vosges et s'installe à Clichy au 57, boulevard National. Marié à Françoise-Joséphine Geoffroy, Pierre Lardier décède en son domicile le 9 juin 1909, à cinquante-neuf ans. À Rambervillers, le docteur Lardier habitait une maison située rue d'Angleterre, et son nom est donné à cette rue en août 1912.