1897 —
Dictionnaire biographique des Vosges, Henri Jouve
MALJEAN François Augustin.- Né à Remiremont le 2 février 1850.
Ancien élève de l’école du service de santé militaire de Strasbourg.
Ex-aide-major stagiaire au Val-de-Grâce.
Médecin-major de 1re classe au 1er régiment de génie depuis le 29 décembre 1891.
Décoré de la Légion d’honneur le 31 décembre 1892.
Reçu par la faculté de Paris le 14 juin 1873 avec la thèse suivante : Étude critique sur le symptôme fétidité.
Outre cette thèse, on doit au docteur Maljean :
- Étude clinique et expérimentale sur les altérations du sang dans la fièvre en général et dans la fièvre traumatique en particulier (Mémoires de la Société de chirurgie, 1876) ;
- Relation d’une épidémie de diphtérie au 115e de ligne à Tunis (Archives de Médecine militaire, 1884) ;
- Recherches sur la nature et la transmission du tétanos (Gazette hebdomadaire, 1889) ;
- Sur la transmissibilité de la tuberculose par les instruments de musique (Archives de Médecine militaire, 1890) ;
- Recherches bactériologiques sur les eaux de la ville d’Amiens (Amiens, 1890) ;
- Le Pain des soldats et les poussières des chambres (Archives de Médecine militaire, juillet 1891) ;
- Sur un moyen simple de reconnaître les viandes congelées (Gazette médicale de Picardie, novembre 1891) ;
- Recherches sur la désinfection et le nettoyage des instruments de chirurgie (Archives de médecine militaire, décembre 1891) ;
- Recherches sur les microbes du vaccin et en particulier sur le coccus de la vaccine rouge (Gazette hebdomadaire, juin 1893) ;
- Étude bactériologique de l’eau de la ville de Châlons-sur-Marne (Reims, 1893).
1990 —
Dictionnaire des Vosgiens célèbres
MALJEAN (François Augustin), médecin major
Remiremont, 2 février 1850 – Paris, 13 novembre 1926
Il fait ses études de médecine à l’école du service de santé militaire de Strasbourg de 1868 à 1870 puis il sert à Strasbourg, à Marseille, au Val de Grâce puis en Algérie. Il est reçu docteur en médecine à Paris le 14 juin 1873. Il est nommé aide-major stagiaire au Val de Grâce avant d’être affecté à des régiments, en Algérie jusqu’en 1875, en France, en Tunisie de 1881 à 1883.
Le 29 décembre 1891, il est nommé médecin-major de 1ère classe au 1er régiment du génie, puis est promu médecin principal en 1900 et poursuit sa carrière dans les hôpitaux jusqu’à sa mise à la retraite le 2 février 1910 ; il est cependant maintenu en service jusqu’en 1918.
Il est l’auteur d’un grand nombre de recherches médicales publiées dans Archives de médecine militaire, Mémoires de la Société de chirurgie, Gazette hebdomadaire, à partir de 1876. Principaux sujets : les altérations du sang dans la fièvre (1876), nature et transmission du tétanos (1889), transmission de la tuberculose (1890), le pain des soldats et la poussière des chambres (1891), désinfection et nettoyage des instruments de chirurgie (1891), les microbes du vaccin (1893), ainsi que des études bactériologiques sur les eaux de la ville d’Amiens (1890) et de Châlons-sur-Marne (1893).
Il était chevalier de la Légion d’honneur depuis 1892.
Il avait épousé le 8 août 1883 à St Maur des Fossés Lucie-Gabrielle Leverd.
Joseph Léon Maljean, frère de François, né à Remiremont le 21 février 1851, fut pharmacien-major à l’Hôtel des Invalides.
Jules Edouard Maljean, frère des précédents, né à Remiremont le 18 novembre 1853, fut haut fonctionnaire à la direction des douanes à Paris.
Bibl. : Jouve.- Dictionnaire biographique des Vosges.
[
Albert Ronsin
]