PARISOT Louis.- Né à Remiremont le 30 août 1831. Ancien président du conseil d’arrondissement, médecin et ancien maire au Thillot. Conseiller général du canton du Thillot.
[
Léon LOUIS
, Annuaire des Vosges, 1894, p. 156. ]
1897 —
Dictionnaire biographique des Vosges / Henri Jouve
PARISOT Louis.- Né à Remiremont le 30 août 1831. Docteur en médecine. Sénateur des Vosges. Officier d’Académie, chevalier de la Légion d’honneur. Ancien maire du Thillot. Ancien président du conseil d’arrondissement de Remiremont. Ancien suppléant du juge de paix. Membre du conseil général des Vosges où il représente le canton du Thillot. A été élu sénateur du département le 21 juin 1896, en remplacement de M. Kiener, décédé. Président de la commission cantonale de statistique agricole de surveillance des chemins vicinaux et de l’alliance républicaine ; membre de l’Association vosgienne de Paris. M. Parisot a été reçu docteur en médecine par la faculté de Paris au mois de mai 1856, avec une thèse sur les accidents de la première dentition.
[
Henri JOUVE
, Dictionnaire biographique des Vosges ]
1972 —
Dictionnaire des parlementaires français 1889-1940
Louis PARISOT
Ayant embrassé la profession médicale, Louis Parisot s'installa au Thillot et sembla d'abord se donner entièrement à son art. Il était encore relativement jeune qu'il obtenait nombre de récompenses honorifiques pour, notamment, la propagation de la vaccine et ses travaux sur la protection des enfants du premier âge.
Mais il y avait aussi dans Parisot un républicain qui ne s'accommodait pas du régime. Le Thillot tenait en lui la tête la plus ferme de l'opposition à l'Empire. Aussi bien, dès 1871, le voilà conseiller d'arrondissement et, en 1876, maire de sa ville, fonctions qu'il occupera huit ans.
Entre-temps, en 1893, son ami Jules Ferry étant mort, qui était conseiller général du Thillot, Parisot se présente pour le remplacer et entre à l'assemblée départementale.
De même, trois ans plus tard, c'est le décès du sénateur républicain Kiener qui le décide à être candidat au Sénat. Il est élu le 21 juin 1896, par 567 voix contre 312 au concurrent de la droite, son confrère Joyeux.
Au Luxembourg, où Parisot, chevalier de la Légion d'honneur depuis 1895, s'inscrit au groupe de l'union républicaine, son action s'exerce principalement en faveur des intérêts de ses mandants.
Tout au long des treize années qu'il y siégea - car il fut facilement réélu le 28 janvier 1900, par 652 voix sur 982 votants - il déposa une foule de pétitions où s'exprimaient les doléances de diverses catégories sociales : les facteurs des postes et des télégraphes, les greffiers des justices de paix et des tribunaux de simple police, les commerçants de nombreuses communes des Vosges, les brigadiers et les gardes forestiers communaux, les inspecteurs primaires de son département. Au point que le Sénat en fit le président de sa troisième commission des pétitions.
Cependant, Parisot ne laissait pas de s'intéresser à des problèmes d'un intérêt plus général. Ainsi, en 1899, attachait-il son nom aux travaux, qu'il dirigea, de la commission chargée de l'examen de la proposition de loi Leydet, tendant à modifier l'article 71 de la loi de 1871 sur les conseils généraux.
Ayant renoncé à briguer un nouveau mandat au renouvellement de 1909, Louis Parisot se retira au Thillot, où il devait s'éteindre le 2 février 1915, âgé de 83 ans.
[
Jean JOLLY
, Dictionnaire des parlementaires français 1889-1940, tome VII, p. 2605. ]
1990 —
Dictionnaire des Vosgiens célèbres
PARISOT (Louis), médecin, sénateur des Vosges
Remiremont, 30 août 1831 – Le Thillot, 3 février 1915
Après ses études de médecine achevées à Paris en 1856, il s’installe au Thillot, se fait l’apôtre de la vaccination et entreprend des travaux sur la protection des enfants en bas âge.
Résolument républicain, dès 1871 il est conseiller d’arrondissement de Remiremont et en 1876 il est élu maire du Thillot, poste qu’il conserve jusqu’en 1884. Le décès de Jules Ferry, dont il est l’ami, crée la vacance du siège de conseiller général du canton du Thillot. Louis Parisot se présente et obtient ce mandat qu’il garde jusqu’en 1904.
Le décès du sénateur Christian Kiener lui permet d’entrer au Sénat le 21 juin 1896, où il s’inscrit au groupe de l’Union Républicaine. Il est réélu en 1900 mais en 1909 il renonce à briguer un 3e mandat.
Défenseur actif de ses mandats au Sénat, il présente de très nombreuses pétitions de fonctionnaires, de commerçants, mais il travaille surtout, au sein de la commission qu’il préside, au projet de réforme des conseils généraux. Il était chevalier de la Légion d’honneur depuis 1895.
Bibl. : Jolly.– Dictionnaire des parlementaires français 1889-1940, tome VII, p. 2605.
Jouve.– Dictionnaire biographique des Vosges.
PARISOT Louis
(30 août 1831, Remiremont - 2 février 1915, Le Thillot)
• Conseiller municipal du Thillot de 1874 à 1876
• Maire du Thillot de 1876 à 1893
• Conseiller général du canton du Thillot de 1893 à 1904
• Sénateur des Vosges de 1896 à 1909
• Médecin
• Marié
Pendant trente-trois années, la ville et le canton du Thillot sont sous l'administration du docteur Parisot, fils d'un tonnelier romarimontain. Né en 1831, ses études le conduisent à la faculté de médecine de Paris où il présente, au mois de mai 1856, une thèse sur Les accidents de la première dentition. Marié à Marie-Louise Arnould, il se fixe au Thillot, s'attirant rapidement la sympathie de ses nouveaux concitoyens. Après avoir assuré son avenir professionnel, le praticien thillotin est élu maire en 1876 avant de céder les rênes de la commune à son adjoint Constant Sarazin, le 23 juillet 1893.
La même année, suite au décès du ministre et parlementaire déodatien Jules Ferry, des élections cantonales partielles ont lieu pour le canton du Thillot. Président du conseil d'arrondissement, le docteur Parisot démissionne de cette présidence et entre facilement à l'assemblée départementale, qui plus est, sans concurrence. Il siège au conseil général jusqu'en 1904, quand son successeur à la mairie thillotine reprend le flambeau. Pendant un demi-siècle, le docteur Parisot et le négociant Constant Sarazin ont donc œuvré pour leur région, main dans la main. Le décès, en mars 1896, de l'industriel Christian Kiener, amène Louis Parisot à se porter candidat. Son élection comme sénateur est un véritable plébiscite.
Un an auparavant, le dimanche 11 août 1895, à l'occasion des fêtes du monument commémoratif militaire de Remiremont, il reçoit la croix de la Légion d'honneur des mains de Raymond Poincaré (futur président de la République) venu dans les Vosges au titre de ministre de l'Instruction publique. Cette distinction récompense quarante années passées à pratiquer la médecine à la campagne, apportant dans l'exercice de toutes ses fonctions, un désintéressement qui pour beaucoup, ne se discute pas. À son grand regret, il ne peut associer son épouse à sa féconde carrière car elle décède, en 1890, la même année que sa belle-mère, née Marie-Gertrude Martin.
Républicain de vieille souche, ennemi de toute démagogie, ami fidèle de Jules Ferry, il est de ceux qui, en 1871, décident l'illustre vosgien à être candidat au siège de conseiller général dans le canton du Thillot et non pas sur ses terres déodatiennes où il est parlementaire. Le docteur Parisot s'éteint le 2 février 1915 au Thillot, et reçoit l'hommage de ses anciens administrés. Une rue de la cité porte son nom, perpétuant ainsi son souvenir. Le jour de son décès, les quelques mots du préfet des Vosges Maurice Certeux, résument sa vie. Sa vie fut celle d'un sage, il sut au cours de ses longs ans être dévoué et bon, fidèle à ses amis comme à ses convictions.