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Henri VARROY

[ Vittel (88) , 25/03/1826 – Les Forges (88) , 23/03/1883 (56 ans) ]

ingénieur Ponts et Chaussées , conseiller général , député , sénateur , ministre

Ministre des Travaux publics (1879-1880, 1882).

Président du Conseil Général de Meurthe-et-Moselle.

Biographie vosgienne

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ecriVOSGES, « Henri VARROY », fiche bio-bibliographique, https://www.ecrivosges.com/fiche.php?id=2647 (consultée le 16 octobre 2026).

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Bibliographie et sources

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Notices documentaires

1879 — Biographie alsacienne-lorraine / A. Cerfberr de Médelsheim

VARROY Henri Auguste.- Sénateur, né à Vittel (Vosges) le 25 mars 1826.

Sorti le premier de l’École polytechnique en 1846, le premier de l’École des ponts et chaussées en 1849, de 1849 à 1860 il fut attaché en qualité d’ingénieur aux travaux de la navigation du Rhin. En 1860, il fut chargé de la construction du chemin de fer de Lunéville à Saint-Dié, et en 1863 du contrôle du chemin de fer de l’est, à Nancy.

Il faisait les fonctions d’ingénieur en chef lorsqu’il fut élu représentant de la Meurthe, le 8 février 1874, à l’Assemblée nationale, où il siégea à gauche, quoique votant quelquefois pour les propositions du gouvernement.

En 1876, il a été élu par la Chambre sénateur à vie. Il est décoré.

[ A. Cerfberr de Médelsheim , Biographie alsacienne-lorraine ]

1889 — Biographie générale vosgienne / Félix Bouvier

VARROY (Henri Auguste).- Ministre, sénateur, député, l’ingénieur Varroy naquit le 25 mars 1826 à Vittel, où son père était juge de paix.

Entré à l’École polytechnique en 1844, il en sortit premier en 1846 et premier de l’École des ponts et chaussées en 1849. Ingénieur ordinaire des ponts et chaussées, il fut attaché de 1849 à 1860 aux travaux de navigation et de canalisation du Rhin, puis chargé de la construction du chemin de fer de Lunéville à Saint-Dié. En 1863, il fut appelé à Nancy à l’emploi de chef du contrôle de l’exploitation des chemins de fer de l’Est, et le 14 mars 1870, nommé ingénieur en chef des ponts et chaussées.

Élu, le 12 février 1871, député de la Meurthe à l’Assemblée nationale, le 1er sur 9, par 64 357 voix, il vota contre la paix et siégea à la gauche républicaine. Sénateur de Meurthe-et-Moselle, le 30 janvier 1876, le 1er sur 2, par 389 voix contre 284 à M. Michaut ; réélu sénateur le 5 janvier 1879, le 1er sur 2, par 546 voix sur 657 votants ; il fut au Sénat rapporteur général du budget à plusieurs reprises. Ministre des travaux publics, le 28 décembre 1879, dans le ministère Freycinet, il déploya dans ce poste une grande compétence ; c’est à son initiative qu’est due la création de nombreux canaux dans les Vosges ; il quitta le ministère en septembre 1880, mais redevint ministre le 30 janvier 1882 jusqu’au 7 août suivant ; sa santé ne lui permit plus d’accepter de nouveau ces fonctions.

Conseiller général de Meurthe-et-Moselle pour le canton de Nancy-Est, il fut plusieurs fois président du Conseil général. Il était chevalier de Légion d’honneur.

Varroy mourut à la Camerelle, près Épinal, le 23 mars 1883.

[ Félix BOUVIER , Biographie générale vosgienne ]

1990 — Dictionnaire des Vosgiens célèbres

VARROY (Henri Auguste) , ingénieur des Ponts et chaussées, homme politique
Vittel, 25 mars 1826 – La Camerelle, Épinal, 23 mars 1883

Fils d’un juge de paix en fonction à Épinal, Henri Varroy entre à l’école polytechnique en 1844, en sort major en 1846 et il est encore premier à l’issue de son passage à l’école des ponts et chaussées en 1849. Ingénieur ordinaire, il est alors affecté, de 1849 à 1850, aux travaux de canalisation du Rhin, puis lui est confiée la construction de la ligne de chemin de fer de Lunéville à Saint-Dié. Dès 1863, il est chef du contrôle de l’exploitation de chemin de fer de l’Est et le 14 mars 1870, nommé ingénieur en chef des ponts et chaussées.

Au lendemain de la chute du Second Empire, il se lance dans une carrière politique active. Élu député de la Meurthe à l’Assemblée nationale le 12 février 1871, il siège avec la gauche républicaine et vote pour la paix. Le 30 janvier 1876, il se fait élire sénateur de la Meurthe-et-Moselle ; il est réélu le 5 janvier 1879.

Fréquemment rapporteur général du budget, il est appelé comme ministre des travaux publics dans le ministère Freyssinet, du 28 décembre 1879 en septembre 1880, et s’emploie à faire décider la création de plusieurs canaux dans les Vosges. Il est à nouveau ministre du 30 janvier au 7 août 1882 puis décline toutes nouvelles responsabilités ministérielles pour raisons de santé.

Il est aussi conseiller général de Nancy-Est et est plusieurs fois président du Conseil général de Meurthe-et-Moselle.

Il était chevalier de la Légion d’honneur.

Bibl. : Bouvier.- Biographie générale des Vosges, p. 524-525.
Robert.- Dictionnaire des parlementaires, 1789–1889, tome V, p. 484.

[ Albert RONSIN , Les Vosgiens célèbres ]

2003 — Le Grand livre des élus vosgiens

VARROY Henri (Auguste)
(25 mars 1826, Vittel - 23 mars 1883, Les Forges)

• Député de la Meurthe-et-Moselle de 1871 à 1876
• Sénateur de la Meurthe-et-Moselle de 1876 à 1883
• Ministre des Travaux publics de 1879 à 1880 et de janvier à août 1882
• Président du conseil général de la Meurthe-et-Moselle
• Ingénieur des ponts et chaussées
• Marié

Henri Varroy s'éteint le vendredi 23 mars 1883 à neuf heures du soir, en sa propriété vosgienne de la Camerelle, de la maladie dont il souffrait depuis longtemps. Né le 25 mars 1826 à Vittel, il est élève au collège d'Épinal avant d'être admis, à l'âge de dix-huit ans, à l'École polytechnique. Le jeune vittellois en sort premier, en 1846. Rejoignant ensuite l'École des ponts-et-chaussées, il est également major de sa promotion à l'issue de trois années d'études. Henri Varroy est nommé ingénieur en Alsace pour être attaché aux travaux de régularisation du Rhin, jusqu'en 1860. À cette date, il construit le chemin de fer de Lunéville à Saint-Dié, puis prend part à la création du réseau des chemins de fer d'intérêt local dans l'Est.

Ce Vosgien remplit ensuite à Nancy les fonctions d'ingénieur en chef des ponts-et-chaussées depuis le mois de mars 1870, lorsque le 8 février 1871, les électeurs de la Meurthe l'envoient siéger à une très forte majorité à l'Assemblée nationale. Bien connu pour ses opinions républicaines, il siège à gauche et soutient constamment la politique propre à fonder définitivement la République. Henri Varroy vote contre les préliminaires de paix, pour le retour de l'assemblée à Paris. Lors de la lutte contre la majorité et Adolphe Thiers, il se prononce pour ce dernier le 24 mai 1873, propose un amendement à la proposition de prorogation des pouvoirs du maréchal Mac-Mahon et vote contre le septennat.

Constamment opposé au gouvernement de combat, il contribue à la chute du politicien de Broglie (16 mai 1874), vote en juillet de la même année les propositions Périer et Maleville demandant l'organisation des pouvoirs publics et la dissolution de l'Assemblée. Le 30 janvier 1876, le député vosgien se faire élire sénateur de son département. Réélu le 5 janvier 1879, il est fréquemment rapporteur général du budget, quand il est appelé ministre des Travaux publics du 28 décembre 1879 au 22 septembre 1880. Dans ce ministère dirigé par Charles-Louis de Freycinet, il s'emploie à faire décider la création de plusieurs canaux vosgiens.

De nouveau sollicité comme ministre, le 30 janvier 1882, il décline toutes responsabilités en date du 6 août de la même année, en raison d'un état de santé chancelant. Ce chevalier de la Légion d'honneur qui a présidé à plusieurs reprises l'assemblée départementale de Meurthe-et-Moselle, disparaît l'année suivante. Ses obsèques ont lieu à Nancy. Édouard George, sénateur des Vosges et ami du défunt souligne : Tous les ans, il venait dans son département vosgien revoir ses amis et les lieux où son enfance s'est écoulée. Son grand cœur fut blessé quand sa compagne lui fut enlevée. L'affection de la population et les soins qu'il a reçus furent infructueux pour conjuguer le mal, mais du moins sa mémoire revivra parmi tous.

Pour anecdote, Henri Varroy a été élevé à la ferme familiale, sur la commune de Les Forges près d'Épinal, par son oncle le commandant Sébastien Deblaye. Ce dernier est privé de l'usage d'une main, des suites d'une blessure reçue sur le champ de bataille de Waterloo. Ce vaillant Saint-Cyrien, maire de Les Forges, est député des Vosges à l'Assemblée législative le 13 mai 1849. Malheureusement, il ne peut jouir pleinement de sa nouvelle fonction, et meurt un mois plus tard (13 juin) lors de la terrible épidémie du choléra.

[ Bertrand MUNIER , Le Grand livre des élus vosgiens ]

 

Référence suggérée : ecriVOSGES, « Henri VARROY », fiche bio-bibliographique, https://www.ecrivosges.com/fiche.php?id=2647 (consultée le 16 octobre 2026).

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