Député des Vosges (1791-1792).
Notices documentaires
1889 —
Biographie générale vosgienne / Félix Bouvier
CARANT (Nicolas-Thérèse).- Né à Lamarche le 3 août 1751, il était avocat et procureur du roi au bailliage de Bassigny, lorsque survint la Révolution.
Maire de Lamarche le 10 février 1790 ; procureur-syndic du district de Lamarche le 8 juin 1790 ; il fut élu député des Vosges à l’Assemblée Législative, le 2e sur 8, par 225 voix, le 31 août 1791. Après la clôture de la session, il ne fut pas réélu à la Convention, redevint procureur-syndic de son district, et fut destitué en 1794 par le représentant en mission Balthazard Faure. En 1795, il devint président de l’administration municipale du canton de Lamarche ; puis on perd sa trace.
Un Carant, né à Lamarche, fut nommé le 28 septembre 1807, conseiller référendaire de 2e classe à la Cour des Comptes et mourut à Paris le 18 décembre 1811. Mais était-ce bien Garant, l’ancien député vosgien ?
Note : L’incendie des archives de la Cour des Comptes, en 1871, ne nous a pas permis de vérifier s’il y avait identité entre ces deux Carant.
[
Félix BOUVIER
, Biographie générale vosgienne ]
1990 —
Dictionnaire des Vosgiens célèbres
CARANT (Nicolas-Thérèse), député
(Lamarche, 3 août 1751 - Neufchâteau, 21 juillet 1808)
Avocat et procureur du roi au bailliage de Bassigny, il est nommé en 1789 procureur-syndic du district de Lamarche, puis maire de cette ville en 1790. Le 31 août 1791, il est envoyé par les Vosges pour siéger à l’assemblée législative. A l’expiration de son mandat en 1792, il ne se représente pas.
Sous la Terreur, il est accusé d’avoir fait des démarches en faveur de madame de Neuilly, émigrée. Il est alors décrété d’arrestation par le Comité de Sûreté générale et emprisonné à Paris. La chute de Robespierre le sauve ; il revient alors dans les Vosges et est nommé président de l’administration cantonale de Lamarche.
En 1801, il est un de ceux qui réveillent l’ancienne loge du Roi Stanislas, devenue loge La Paix, à l’Orient de Neufchâteau. En 1802, il est secrétaire de la loge et en 1804, orateur. Il avait alors repris sa fonction d’avocat.
Bibl. : Bossu (Jean).- Les Derniers jours de Carant, in Les Cahiers haut-marnais, 1951, p. 178-179.
[
Pierre HEILI
, Les Vosgiens célèbres ]
2003 —
Le Grand livre des élus vosgiens
CARANT Nicolas (Thérèse)
(3 août 1751, Lamarche – 18 décembre 1811, Paris)
• Maire de Lamarche.
• Député des Vosges de 1791 à 1792.
• Avocat.
Avocat et procureur du roi au bailliage de Bassigny, Nicolas Carant est né le 3 août 1751 à Lamarche. Maire de cette ville en 1790, il est envoyé par le département des Vosges l’année suivante, pour siéger à l’Assemblée législative. Rapidement, le premier magistrat lamarchois fait partie des 745 nouveaux membres qui se réunissent pour la première fois le 1er octobre 1791, succédant ainsi aux députés de la Constituante. En effet, il avait été décidé que ces derniers ne seraient pas rééligibles à la nouvelle assemblée. Nicolas Carant y présente un excellent rapport sur les comptabilités et sur le remplacement des receveurs généraux et en particulier des finances.
De nouveau procureur-syndic de son district à la fin de la législature, il est destitué par le représentant Balthazard Faure en 1794, mais nommé président de l’administration de son canton. C’est là que l’empereur vient le chercher pour le nommer référendaire à la cour des comptes, le 28 septembre 1807.
Au début du XIXe siècle, il est de ceux qui réveillent l’ancienne loge du roi Stanislas, devenue Loge de la Paix, à l’Orient de Neufchâteau. En 1802, son charisme lui permet de devenir secrétaire de la Loge et deux ans plus tard, orateur. Nicolas Carant meurt le 18 décembre 1811, à Paris.
[
Bertrand MUNIER
, Le Grand livre des élus vosgiens ]