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Jean Claude CHERRIER

[ Neufchâteau (88) , 05/02/1752 Neufchâteau (88) , 07/05/1823 (71 ans) ]

magistrat , sous-préfet , député

Biographie vosgienne

Notices documentaires

1889 — Biographie générale vosgienne / Félix Bouvier

CHERRIER (Jean-Claude de).- Né à Neufchâteau le 5 février 1752, il était, au moment de la Révolution, lieutenant-général du bailliage de sa ville natale.

Le 31 mars 1789, il fut élu, le quatrième sur 4, député aux États-Généraux par le Tiers-État des bailliages des Vosges, réunis à Mirecourt. Les États-Généraux devinrent, en juin suivant, l’Assemblée Constituante où Cherrier siégea jusqu’en 1791. Après la dissolution de l’Assemblée il vint occuper le poste de président du tribunal du district de Neufchâteau, auquel il avait été élu quelques mois auparavant. Le 5 septembre 1792, il était élu deuxième suppléant des Vosges à la Convention nationale par 198 voix et il alla siéger à cette Assemblée. En octobre 1795, il devint membre du Conseil des Anciens, élu par les Vosges avec 164 suffrages ; il sortit par le sort en 1797. Cherrier devint alors contrôleur des postes, à Metz. Député de la Moselle au Conseil des Cinq-Cents, en 1798, il y siégea jusqu’au 18 brumaire.

Cherrier fut, en 1801, nommé sous-préfet de Neufchâteau ; en 1807, il redevenait député des Vosges au Corps législatif et y siégea jusqu’en 1815. Il fit encore partie de la Chambre introuvable (1815-1816), puis il se retira dans sa propriété de Bazoilles-sur-Meuse.

Il mourut à Neufchâteau, le 7 mai 1823.

[ Félix BOUVIER , Biographie générale vosgienne ]

1990 — Dictionnaire des Vosgiens célèbres

CHERRIER (Jean-Claude), député des Vosges
(Neufchâteau, 5 février 1752 - Neufchâteau, 7 mai 1823)

Lieutenant général du bailliage de Neufchâteau, il est désigné le 31 mars 1789 par le bailliage de Mirecourt pour être député du Tiers-État aux États généraux. Il vote avec la majorité dans l’Assemblée Constituante. Le 4 novembre 1792, il est élu député suppléant à la Convention et y siège comme remplaçant de Noël en 1793.

Chargé de mission dans les départements du Cher et de l’Indre en l’an III, il se félicite de l’esprit républicain qui anime la population des villes. Sa carrière de parlementaire se poursuit sous le Consulat : élu député des Vosges au Conseil des Cinq Cents en l’an IV, puis au Corps législatif de 1804 à 1815.

Entre temps, il est nommé sous-préfet de Neufchâteau de 1803 à 1808 puis, eu égard à sa fidélité à Bonaparte, appelé à siéger au Sénat conservateur durant tout le régime impérial.

Rallié aux Bourbons, il est candidat royaliste à la Chambre introuvable et élu député des Vosges le 22 août 1815. Il est admis à la retraite comme sous-préfet le 14 décembre 1820.

Bibl. : Robert.- Dictionnaire des parlementaires français 1789-1889, tome II, p. 87-88.

[ Albert RONSIN , Les Vosgiens célèbres ]

2003 — Le Grand livre des élus vosgiens

CHERRIER Jean-Claude
(5 février 1752, Neufchâteau – 7 mai 1823, Neufchâteau)

• Sous-préfet de Neufchâteau de 1815 à 1817.
• Député des Vosges de 1789 à 1790 puis de 1792 à 1797 et de 1807 à 1815.
• Magistrat.
• Marié.

Son nom a souvent été écrit de façon fantaisiste : Cherier, Cherière et même Chevrier. Né à Neufchâteau en 1752, il est le fils de Claude-Joseph, avocat du roi, et de Françoise Pellier.

Lieutenant-civil au bailliage de Mirecourt, il est élu le 31 mars 1789, représentant du Tiers aux états généraux par le bailliage mirecurtien. Il se contente de voter avec la majorité de l’Assemblée constituante et, après sa dissolution, préside le tribunal du district de Neufchâteau. Le 4 novembre 1792, ce magistrat est élu député suppléant à la Convention où il ne siège qu’après le jugement de Louis XVI. Il est avec Laurenceot, chargé de mission dans les départements du Cher, de l’Indre et de la Haute-Vienne et, signale avec regret l’attachement aux erreurs religieuses.

En octobre 1795, il devient membre du Conseil des Anciens, en sort en 1797 pour être contrôleur des postes à Metz. L’année suivante, Jean-Claude Cherrier devient représentant de la Moselle au conseil des Cinq-Cents et représente également les Vosges au Corps législatif de 1807 à 1815. Entre temps, il est nommé sous-préfet de Neufchâteau et vote la déchéance de Napoléon. Membre de la Chambre introuvable comme candidat royaliste, ce haut-fonctionnaire ne joue aucun rôle significatif dans les diverses assemblées.

Retraité, il se retire à Neufchâteau aux côtés de son épouse Jeanne-Marthe Henry, et décède le 7 mai 1823. Jean-Claude Cherrier peut se féliciter d’avoir assister au sacre de Napoléon. L’empereur veut associé à cette solennité, non seulement les hauts dignitaires et les grands corps de l’État, mais encore les représentants du pouvoir et de l’autorité. Aussi, le souverain convie à Paris de nombreux fonctionnaires, ainsi que les députations de la garde nationale et de l’armée. Si quelques fonctionnaires vosgiens déclinent l’invitation qui leur est faite, par contre la plupart s’y rendent dont Jean-Claude Cherrier, au titre de sous-préfet de Neufchâteau. C’est ainsi qu’il a la faveur d’être le témoin et l’acteur d’une des plus prestigieuses cérémonies de l’Histoire de France à Notre-Dame de Paris, le 2 décembre 1804.

[ Bertrand MUNIER , Le Grand livre des élus vosgiens ]

Sources structurées

  1. Biographie générale vosgienne / Félix Bouvier 1889 — Félix BOUVIER — Biographie générale vosgienne
  2. Dictionnaire des Vosgiens célèbres 1990 — Albert RONSIN — Les Vosgiens célèbres
  3. Le Grand livre des élus vosgiens 2003 — Bertrand MUNIER
 

Référence suggérée : ecriVOSGES, « Jean Claude CHERRIER », fiche bio-bibliographique, https://www.ecrivosges.com/fiche.php?id=2736 (consultée le 6 septembre 2026).

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