1990 —
Dictionnaire des Vosgiens célèbres
ERRARD (Léon) , général
Sandaucourt, 15 novembre 1872 - Sandaucourt, novembre 1958
Léon Errard fréquente tout d’abord l’école communale de Sandaucourt, puis il effectue ses études secondaires au lycée de Troyes. Il est reçu à l’École Polytechnique en 1891. Il en sort sous-lieutenant d’artillerie deux ans plus tard. A l’issue d’un stage à Fontainebleau, il est affecté au groupe de 75 à Remiremont, puis au 8° bataillon d’artillerie à pied à Épinal. Promu capitaine en 1906, il entre à l’École supérieure de guerre. Il complète ses études à Rouen à l’État-major du 3° Corps d’armée, où il séjourne de 1909 à 1910. Il est ensuite nommé commandant de batterie au 32° régiment d’artillerie. En 1913, il devient directeur de l’artillerie au ministère de la Guerre.
Quand la guerre éclate en août 1914, Léon Errard part en campagne avec l’État-major de la 3° Armée. Il est affecté à l’État-major de la 1° Armée en 1915. Il est blessé au cours des durs combats qui se déroulent aux Éparges. En octobre de la même année, il rejoint l’Armée d’Orient où il est nommé chef du bureau des opérations du Commandement en chef. Il revient en France avec le grade de lieutenant-colonel. Après avoir suivi les cours du Centre des Hautes Études militaires, il est promu colonel.
Il prend le commandement de l’artillerie lourde de Belfort en 1925. Il est nommé général de brigade en 1926 et affecté au gouvernement militaire de Paris à titre de chef d’État-Major. En 1929, il devient général de division et il reçoit le commandement de la 14° division d’infanterie. Il est enfin nommé commandant de la 3° Région militaire en novembre 1932. Titulaire de quatre citations, commandeur de la Légion d’honneur, il termine sa carrière le 15 novembre 1934. Il se retire à cette époque dans son village natal pour jouir de sa retraite.
En 1938, il est rappelé durant quelques semaines. Une grave opération l’empêche de servir à nouveau au début de la guerre de 1939-1945. Résistant de la première heure, il se porte à la rencontre du général Leclerc lorsqu’il arrive à proximité de Sandaucourt en 1944. Il lui remet un plan d’opérations qui est exploité lors de la bataille de Dompaire.
Marié le 20 juillet 1935 avec Mlle Amélie Unger, de Remiremont, il n’a pas de descendant.
Charles Errard, son frère, professeur de chimie à Troyes est mort avant lui, victime du radium.
Bibl. : La Liberté de l’Est, 25 novembre 1958.
L’Est Républicain, 22 novembre 1958.
[Georges Poull].