Jean Lurçat est mort le 6 janvier 1966 à Saint-Paul-de-Vence, où, atteint d’une maladie de coeur, il était venu pour se reposer.
Il était né le 1er juillet 1892 à Bruyères, dans les Vosges, et avait fait ses études au lycée d’Epinal, puis à la faculté de médecine de Nancy. Il s’inscrivit ensuite à l’école des Beaux-Arts à Paris.
Il entreprit la rénovation de la tapisserie, à partir de 1920, et exposa ses premières toiles à Paris en 1922.
Ces tapisseries eurent un rapide succès : L’Orage, léguée au musée d’art moderne, les Illusions d’Icare tissée aux Gobelins. Lurçat dessina également des décors et des costumes pour le théâtre, notamment chez Pitoeff.
A la faculté des sciences de Marseille, il a peint un plafond.
Lurçat habitait ordinairement à Saint-Céré, dans le Lot, où il avait trouvé un château comportant des salles suffisamment grandes pour réaliser ses maquettes de tapisserie.
Il avait fait il y a quelques années une exposition à Epinal. Il était membre de l’Académie des Beaux-Arts depuis le 19 février 1964.
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Le Pays Lorrain , 1966, N° 2, p. 59 ]
1990 —
Dictionnaire des Vosgiens célèbres
LURÇAT (Jean Marie), artiste peintre, membre l’Institut
Bruyères, 1er juillet 1892 – Saint-Paul de Vence, 6 janvier 1966
En 1913 il fonde une revue intitulée Les Feuilles de Mai avec Bourdelle, Vildrac, etc., puis il commence à travailler à la rénovation de la tapisserie. Durant la Grande guerre, il est blessé à deux reprises. Ses premières expositions de cartons, toiles et gouaches ont lieu à Paris en 1922. Il compose aussi des costumes pour le théâtre, des décors, notamment pour la compagnie Pitoëff.
Ses tapisseries deviennent très vite célèbres. Il s’agit surtout de L’Orage léguée au Musée d’Art Moderne, de L’Eté, de La Neige et des Illusions d’Icare.
Le 19 février 1964, Jean Lurçat est élu à l’Académie des Beaux-Arts. Il devient également membre de l’Académie royale des lettres et des arts de Belgique, de l’Académie des sciences et arts du Portugal et président du Centre international de la tapisserie ancienne et moderne de Lausanne. Il est fait citoyen d’honneur de la ville d’Aubusson et commandeur du Mérite civique.
Bibl. :Who’s who in France, 1965-1966, page 1823. La Liberté de l’Est, 2 juillet 1958 et 6 juillet 1960.
Mathias (M.).- Lurçat, homme de la Renaissance, in Le Pays Lorrain, 1986, p. 21-33.
Référence suggérée : ecriVOSGES, « Jean Marie LURÇAT », fiche bio-bibliographique, https://www.ecrivosges.com/fiche.php?id=4578 (consultée le 1 septembre 2026).