1990 —
Dictionnaire des Vosgiens célèbres
MARTIN (René) dit MARTIN de BRIEY, journaliste
Mirecourt, 29 mai 1882 – Senlis, 15 octobre 1953

Il est le dernier des sept enfants du luthier-archetier Jean-Joseph Martin et de Rose Mougenot. Après l’école des sœurs de Saint-Vincent de Paul, il est admis au petit séminaire de Châtel-sur-Moselle, y apprend la musique et à seize ans revient travailler chez son père, puis entre alors comme clerc dans l’étude du notaire Aubry.
En 1900, il s’engage et effectue son service militaire à Toul. Après quoi, de retour à Mirecourt, il travaille dans la librairie Chassel puis choisit d’être journaliste. D’un nationalisme farouche, il est en outre royaliste ; aussi devient-il gérant du journal de droite
La Liberté. Deux procès en diffamation lui valent des condamnations pécuniaires. Il passe alors à Saint-Dié, en novembre 1904, comme secrétaire de rédaction de
L’Avenir de l’Est, journal d’un groupement de catholiques sociaux animé par l’abbé Dumontel.
Deux ans plus tard il est rédacteur en chef de
La Croix de Lorraine à Epinal. Sa réputation de polémiste est consacrée. De mai 1910 à septembre 1913, il dirige à Saint-Dié
Le Petit Déodatien, organe du parti royaliste, financé par le commandant Picot. Il devient à Dijon délégué du journal
La Bonne Presse jusqu’à la mobilisation. Blessé, il reste à l’arrière.
A la fin de la guerre, il s’établit à Paris, rencontre Barrès, rédige le bulletin des Vosgiens de Paris
Chez nous, est rédacteur au
Nouvelliste de Lyon puis à
La République Française, à
La République Démocratique, au
Petit Bleu jusqu’en 1934. Il se met alors au service de divers hommes politiques, dont Paul Guinot, et devient directeur de la Fédération des Aveugles Civils.
En 1938 il s’installe à Nancy : il est démarcheur en assurances.
En 1940, il se retire à Bordeaux avec sa famille puis revient à Nancy en août et il écrit dans
L’Echo de Nancy, journal créé par un service allemand dans les locaux de
L’Est Républicain. En août 1944, il se réfugie en Allemagne avec ses trois filles. Revenu en 1945, il est incarcéré et jugé : condamné à mort pour collaboration, il est gracié mais reste en prison jusqu’au 2 septembre 1951 et reste frappé d’indignité nationale. Libéré, il s’installe à Senlis chez sa fille aînée.
A partir de 1926, il avait pris le nom de
Martin de Briey à cause de ses tantes qui se prétendaient alliées à l’ancienne famille des seigneurs de Briey, or le nom de Briey évoquait l’ancienne Lorraine annexée.
Il est l’auteur de :
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Debout les morts,
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Les Vosges, choses et gens de chez nous (1921),
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La Maria Fosca (1926), roman sur le milieu des dentellières de Mirecourt,
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Les Berceaux désertés,
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Le Jardin de Vaudémont (1939),
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Princesse Pitzi ou l’atelier de Cho l’archetier,
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Que la paix soit avec nous (publication posthume, 1964).
Il avait épousé en première noces, en 1905, Henriette Thiéry, de Mirecourt (décédée en 1912) dont il eut deux enfants, puis en secondes noces, en 1913, Marguerite Morel dont il eut trois enfants.
Bibl. : Cordier (M.).-
Martin de Briey écrivain lorrain, in
Revue Lorraine Populaire, n°72, octobre 1986 et
Le Musardon, n°19, décembre 1987, p. 6-7.