Félix VAZEMMES

[ La Verrerie-de-Portieux (88) , 08/03/ 1914 – Essegney (88) , 09/11/ 2001 ]

Auteur vosgien

1914
Moïse DEL (il prendra comme nom de plume : Félix VAZEMMES) est né le 8 mars 1914 dans une cité aujourd’hui disparue de La Verrerie-de-Portieux, dans les Vosges. Il est resté toute sa vie très attaché à ses racines lorraines, conservant toujours un pied-à-terre dans le canton de Charmes.

Il délaisse très tôt ses études et se lance rapidement dans l’écriture.Vélix Vazemmes en 1993.
1930
Il est employé de bureau aux Magasins Magnin-Martin, à Charmes.
1934
Première expérience dans la presse : il travaille pour Le Lorrain et pour Les Voix lorraines.
1935
Service militaire, du 1er septembre 1935 au 15 octobre 1937, au 153e R.I. de Béthune.
1938
Employé de bureau aux Coopérateurs de Lorraine du 18 mai 1938 au 23 juin 1943.
1939
Le 2 septembre, il est appelé en service armé au 26e R.I. de Nancy, jusqu’au 27 juillet 1940.
1941
Chef de chantier aux Chantiers ruraux de Libourne et Sainte-Terre (Gironde), en tant que réfugié de guerre.
1944
Employé aux Chantiers Jeunesse de Nancy.
1945
Après la Libération, il est le premier correspondant à Charmes pour le quotidien L’Est républicain.
1946
De janvier 1946 au 31 mars 1947, il est secrétaire de rédaction au journal Le Messin.

Il vit des années de Bohême, à Metz notamment, pendant lesquelles il tente de survivre grâce à des piges pour différents journaux et se lie d’amitié avec des artistes que ses critiques l’emmènent à rencontrer (principalement le peintre Willy REUE).
1947
Sanatorium à Altenberg, puis maison de repos de Plappeville.
1948
Employé aux Syndicats patronaux de reconstruction de la Moselle jusqu’en 1951.
1950-1951
Pigiste au Journal des Déportés et au Courrier de Metz.
1952
Le 24 avril, il est nommé expert auprès des tribunaux pour les dommages de guerre.
1956-1958
Employé par Liquidateur Henrion, comme agent administratif à Metz.
1958
L’année scolaire 1958-1959 le voit débuter une carrière dans l’enseignement privé qui durera vingt ans.

Il exerce successivement à :
- Metz : Ecole privée Technique Mixte (enseignement général, 1958-1959),
- Metz : Ecole Technique privée Bon-Pasteur (enseignement général, 1959-1962),
- Moyeuvre-Grande : Ecole Technique privée Schroeder (enseignement général, 1960-1962),
- Hagondange : Ecole privée Schmitt (enseignement général, 1960-1962),
- Nancy : Ecole Technique Petit-Arbois (professeur de français, 1963-1965),
- Nancy : Ecole Sainte-Elisabeth (enseignement général, 1963-1965),
- Lunéville : Institution Saint-Pierre-Fourier (surveillant général et directeur-adjoint, 1965-1966),
- Bosserville : aux Apprentis de Saint-Michel (professeur de français, 1966-1970),
- Nancy : Saint-Sigisbert (professeur, 1971-1972),
- Nancy : Saint-Jean-Baptiste-de-La-Salle (instituteur remplaçant, 1973-1974),
- Nancy : Ecole de la Cathédrale (professeur, 1973-1979),
- Nancy : Ecole de la Sainte-Enfance de Marie (professeur, 1973-1979).
1960
Médaille d’Argent de l’Académie Nationale de Metz.

Autodidacte et éclectique, très érudit, curieux de tout, il ne cesse jamais d’apprendre... et de transmettre son savoir. C’est une des raisons pour lesquelles, son art de l’écriture ne suffisant pas à le nourrir, il enseigne dès 1958, tout en continuant ses collaborations avec les journaux et publications lorrains.

Lotharingiste convaincu, il est un ardent défenseur de son compatriote carpinien Maurice Barrès et saisit toutes les occasions pour sortir de l’oubli cet immense auteur, mentor et maître à penser. Il multiplie les articles et les conférences sur l’académicien et figure parmi les fondateurs de l’association Mémoire de Barrès.

Lauréat de nombreux prix, la poésie est sans doute son exercice préféré. Il aime rimer sur tous les sujets, mais ne publié que deux recueils.

Le théâtre est aussi une de ses grandes passions. Ses pièces radiophoniques rencontrent un véritable succès sur les ondes, non seulement en Lorraine mais aussi en Champagne ou encore sur France-Inter Limoges ou Toulouse, où il vit un temps.

L’histoire locale l’inspire également. Il est notamment l’auteur de L’histoire de Vincey. Mais ses manuscrits sur l’histoire d’Essegney, de Langley, de Portieux, ou la vie de Jean-Martin Moye, le couvent de Portieux, restent inédits.

Critique avisé, ses articles sur les artistes contemporains sont à la fois craints, attendus et recherchés.

C’est à Essegney qu’il prend sa retraite avec le grand amour de sa vie, sa femme Solange dont il avait adopté le fils, et dont il ne se remit jamais vraiment de la disparition.
2001
Félix VAZEMMES décède le 9 novembre 2001 à Essegney.


Merci à Isabelle SACCHET pour sa précieuse collaboration !

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