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Jacques MINIER

[ Metlaoui (Tunisie) , 08/02/1924 – Nancy (54) , 04/03/2009 (85 ans) ]

chef d’entreprise , conseiller régional

Biographie vosgienne

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Référence suggérée

ecriVOSGES, « Jacques MINIER », fiche bio-bibliographique, https://www.ecrivosges.com/fiche.php?id=5047 (consultée le 22 octobre 2026).

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Bibliographie et sources

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Notices documentaires

2003 — Le Grand livre des élus vosgiens

MINIER Jacques
(8 février 1924, Metlaoui, Tunisie)

• Conseiller régional de Lorraine de 1986 à 1992
• Marié, trois enfants

Au lendemain de la Grande Guerre où il sert en tant qu'officier, Frédéric Minier, originaire de Ronchamp en Haute-Saône, quitte l'armée et devient ingénieur des mines. Aux côtés de son épouse Madeleine Petit, native de Bourgogne, cet ancien polytechnicien rejoint, en Afrique du Nord, le sud-tunisien où il est directeur des mines de phosphate de Metlaoui. C'est dans ce contexte que naît Jacques Minier le 8 février 1924. Poursuivant des études tant sur le continent européen qu'africain, il prépare l'école de l'Air à Tunis avant d'être mobilisé en 1943, à l'âge de dix-neuf ans. Tout comme 120 de ses compatriotes, Jacques Minier embarque avec 6000 personnes à Oran à bord du paquebot le Mary-Posa pour les Etats-Unis et Boston.

Outre-Atlantique, il poursuit une formation à la base aérienne de Selma dans l'état d'Alabama, côtoyant Américains, Mexicains et Français, pour devenir soit pilote de chasse, pilote de bombardier, navigateur ou mécanicien de bord... Excellent élève, il devient pilote de chasse et peut même obtenir la nationalité américaine. La fin de la drôle de guerre et l'envie de revoir sa famille font avorter cette proposition. Revenu en Afrique du Nord et rendu à la vie civile, Jacques Minier est enrôlé par un important groupe pétrolier international. Ingénieur pétrolier jusqu'en 1964, après être intervenu au Sénégal, au Togo, au Bénin, en Guinée, à Madagascar, il est nommé co-gérant, puis président directeur général des Papeteries Henry-Boucher.

Son mariage en 1953 avec Nicole Boucher, la fille de l'industriel et maire gérômois Paul Boucher, le mène à rejoindre cette importante société vosgienne. Une entreprise qu'il dirige pendant près de trente ans. Mais le nom de Jacques Minier, c'est également un engagement dans le syndicalisme patronal jusqu'à devenir président de la Copacel (Confédération française des industries de pâtes, papiers et cartons). Il préside aussi l'Union patronale lorraine de 1985 à 1989 ainsi que le comité statutaire du CNPF de 1989 à 1995... et le CAPEV (comité d'aménagement de promotion et d'expansion des Vosges) de 1982 à 2002. À ce titre, il est l'un des très rares présidents, issu d'une société civile. Pratiquement tous ses autres collègues sont politiciens.

La politique, un secteur peu prisé par Jacques Minier, mais qu'il fréquente néanmoins durant six années. De 1986 à 1992, il siège au conseil régional de Lorraine, suite à son élection au sein de la formation conduite par le président de l'exécutif départemental vosgien, Christian Poncelet. Homme de foi et de conviction, au parcours professionnel atypique, père de trois enfants, Gilles, Sylvie et Jean-Philippe, Jacques Minier quitte le devant de la scène publique en janvier 2002, tout en demeurant à Gérardmer près du lac qui fait la renommée de la Perle des Vosges.

[ Bertrand MUNIER , Le Grand livre des élus vosgiens ]

2009 — Vosges Matin - L’Est républicain

Le monde économique orphelin de Jacques Minier

Le Géromois Jacques Minier est décédé. Ancien conseiller régional, de 1986 à 1992, sur la liste dirigée par Christian Poncelet, ce chef d’entreprise avait présidé, pendant dix ans, la Copacel - Confédération française de l’industrie des papiers-cartons-cellulose -, ainsi que le syndicat des fabricants de papier français, après avoir dirigé le syndicat des papetiers de l’Est.

Il avait également présidé l’Union patronale lorraine, en 1985, ainsi que le comité statutaire du CNPF - la commission des conflits du patronat français, en 1989.

Né en 1924 à Tunis, ce pied noir s’engage dans l’aviation pendant la seconde guerre mondiale et devient pilote de chasse instructeur dans l’armée américaine. Ingénieur pétrolier, il dirige des sites de Shell en Afrique avant de se fixer dans les Vosges, où il embrasse le métier de papetier.

Il gère les papeteries Boucher de Gérardmer, Docelles, Rambervillers et Saint-Amé - où il crée l’usine Fertil-Pot. En 1983, il prend la tête du comité d’aménagement des Vosges, et travaille à l’implantation de Minolta et Toshiba, ainsi que d’entreprises allemandes et suisses. Jacques Minier a beaucoup œuvré pour le rééquilibrage industriel en faveur de la Lorraine Sud, vendant les Vosges aux patrons allemands et japonais jusqu’à Stuttgart et Osaka.

Adepte du parler vrai - toujours avec finesse - cet homme d’action et de culture était un organiste épris de Bach et un ami des peintres. Il laisse beaucoup de regrets.

[ Vosges Matin , 10 mars 2009. ]

 

Référence suggérée : ecriVOSGES, « Jacques MINIER », fiche bio-bibliographique, https://www.ecrivosges.com/fiche.php?id=5047 (consultée le 22 octobre 2026).

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