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André GRAVIER

[ Eloyes (88) , 18/05/1911 – , 2004 (93 ans) ]

militaire

Biographie vosgienne Sur Wikipédia ↗

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Référence suggérée

ecriVOSGES, « André GRAVIER », fiche bio-bibliographique, https://www.ecrivosges.com/fiche.php?id=5130 (consultée le 27 août 2026).

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Bibliographie et sources

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Notices documentaires

2026 — Francis Luttenbacher

Eloyes - André Gravier, un héros méconnu.
Ceux qui seront allés voir le 1er film sur la vie de De Gaulle auront en mémoire les images réalistes de la bataille de Bir Hakeim où un soldat loyat s’est illustré...

Acteur déterminant dans l’évacuation et le sauvetage de la 1ère division Française Libre de Bir Hakeim, Commandant du génie de la 2ème DB de Leclerc, seul vosgien Compagnon de l’ordre de la Libération, le loyat, décédé en 2004, semble être aujourd’hui oublié dans son village natal.

Un enfant d’Éloyes

André gravier est né le 18 mai 1911 dans le quartier Sous le pont où son père était tisserand et sa mère ourdisseuse. Lorsqu’il a cinq ans, son père est tué pendant la 1ère guerre mondiale.
Reçu premier du canton au certificat d’études primaires, il peut entrer comme boursier au collège de Remiremont.
En 1930, il est interne au lycée Poincaré de Nancy avant d’être admis à l’Ecole polytechnique en 1931. Il en sort en 1933 comme officier du génie.
En juillet 1941, il choisit de rejoindre les forces françaises libres du général De Gaulle.

Dans l’enfer de Bir Hakeim en Lybie

En juin 1942, il est dans ce fortin avec ses compagnons de la 1ère Division Française Libre. Commandant de la 1ère compagnie de sapeurs mineurs du Génie, il a travaillé pendant les mois précédant l’attaque à établir, autour de leur position, une puissante enceinte de champs de mines. Le 26 mai 1942, Rommel et ses alliés attaquent. Les Français tiennent en échec un assaut d’une division blindée italienne qui subit de lourdes pertes. C’est le début d’une bataille acharnée de 15 jours au cours de laquelle la garnison française va tenir sous un déluge de feu. On se bat à un contre dix… Dans la nuit du 10 au 11 juin 1942, le général Koenig, commandant la place décide d’opérer en pleine nuit, une sortie, les armes à la main, en forçant l’encerclement ennemi. C’est le capitaine André Gravier et ses hommes qui préparent cette action en dégageant un couloir dans les champs de mines. Avec armes et blessés, les 3 700 jeunes français forcent le passage. Gravier aura une attitude courageuse et déterminante dans la réussite de cette audacieuse opération. Lors des combats, il sera gravement blessé et perdra un œil.
L’opération fera sortir 2400 combattants à la barbe de Rommel ! Le répit ainsi gagné par les Français aura permis aux Britanniques, en mauvaise posture, de se replier et de triompher plus tard à El Alamein. C’est la première victoire significative des Forces françaises Libres. Elle est le symbole d’une France renaissante, deux ans après la défaite de 1940.

L’épopée de la 2ème DB

Gravier commande ensuite le Génie divisionnaire au P.C du général Leclerc. Avec son unité, il débarque en Normandie le 1er août 1944 et prend part à toute la campagne de France.
Il ouvrira la route à la prestigieuse division jusqu’à Berchtesgaden, en passant par ses Vosges. A Nomexy et Châtel, sous le feu ennemi, des ponts seront construits sur les canaux et la Moselle pour permettre la progression victorieuse des blindés.
En 1947, reconverti en ingénieur civil, cet officier hors pair va mettre durant trente ans ses compétences au service de la reconstruction de notre région.
André Gravier est décédé à Nancy le 14 novembre 2004.

Une passerelle André Gravier Si Nomexy a inauguré en 2007 une rue au nom de son libérateur, rien n’a encore été fait à Éloyes son village natal.
Pierre Mathieu, président de l’association locale d’histoire, le déplorait. Plusieurs demandes ont été adressées aux élus de l’ancienne majorité, sans effet. On m’a répondu qu’il y avait à Éloyes déjà suffisamment de noms de rues évoquant la guerre et ses héros. Mais sans débaptiser une rue, ne pourrait-on pas attribuer le nom d’André Gravier à un lieu symbolique ? La nouvelle passerelle qui relie le centre à son quartier natal ou le pont en amont sur la rue de la gare seraient des sites appropriés pour perpétrer auprès des jeunes la mémoire de cet homme . Donner à un pont le nom de celui qui a si bien servi notre pays dans le Génie, il n’y aurait rien de choquant !

Jacques Grasser (longtemps adjoint au maire d’Epinal, en charge de la Culture et du Patrimoine, apporte en commentaire que la passerelle Bir Hakeim à Épinal près du collège Clemenceau porte son nom.

Publication sur facebook en août 2026.
Avec l’aimable autorisation de Francis Luttenbacher.
 

Référence suggérée : ecriVOSGES, « André GRAVIER », fiche bio-bibliographique, https://www.ecrivosges.com/fiche.php?id=5130 (consultée le 27 août 2026).

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