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Claude BOULAY

[ Gérardmer (88) , 29/12/1930 Gérardmer (88) , 09/09/2017 (86 ans) ]

maire , conseiller général

Biographie vosgienne

Notices documentaires

2003 — Le Grand livre des élus vosgiens

BOULAY Claude (André René)
(29 décembre 1930, Gérardmer)

• Premier adjoint au maire de Gérardmer de 1965 à 1977.
• Conseiller municipal de Gérardmer de 1983 à 1989.
• Maire de Gérardmer de 1989 à 1997.
• Conseiller général du canton de Gérardmer de 1979 à 1985.
• Marié, trois enfants.

Au terme des élections municipales de mars 1989, et après douze ans de gestion de Suzanne Rattaire, puis de Pierre Cuny, Gérardmer trouve Claude Boulay à la tête de son administration. Sa liste Gérardmer Demain obtient vingt-deux élus face au maire sortant. À cette occasion, les Gérômois rappellent aux affaires un homme qui s’est fortement investi, comme élu et maire-adjoint, sous les deux mandats de Gérard Gilles. Claude Boulay prend donc le chemin du pouvoir local dans une ville où il naît en 1930, exactement aux Goutteridos à la ferme des Neuf-Lieux, exploitée par ses grands-parents maternels Cuny.

Aîné d’une famille de six enfants, au sein de laquelle son père est tailleur de pierre, il assiste péniblement à la destruction de Gérardmer, en 1944. Quatre ans plus tard, il effectue son entrée dans la vie active à l’entreprise textile Garnier-Thiébaut et gravit rapidement tous les échelons de cette société, qu’il abandonne en avril 1986, à l’heure de sa préretraite.

En revanche, il demeure au sein de la municipalité locale et poursuit son action de conseiller général du canton de Gérardmer. Un fauteuil qu’il obtient en 1979, après une première tentative avortée six ans auparavant, face à Robert Houot. À cette date, il figure parmi les soixante-dix candidats en lice pour les seize cantons renouvelables. Membre durant un mandat de l’assemblée départementale vosgienne, éconduit pour seulement 56 voix par André Bonne au renouvellement de 1985, Claude Boulay devient le premier locataire de l’hôtel de ville gérômois, aux élections municipales de 1989. Sous son impulsion, le festival du film fantastique quitte les cimes d’Avoriaz pour celles moins abruptes de Gérardmer, et donner naissance en 1994 à Fantastic’Arts.

Son action municipale est reconnue par l’Association des maires de France qui lui remet le titre de chevalier du civisme. Il reçoit cette distinction (seul édile vosgien) aux côtés d’autres élus français comme Raymond Barre, Michel Crépeau, Jacques Barrot, Alain Juppé, Henri Nalet, Yves Duteil... Conforté dans sa mission locale aux échéances électorales de 1995, il doit abandonner son poste de premier magistrat au profit de son adjoint Jean-Paul Lambert. En effet, le Conseil d’État annule son élection car il cumule les fonctions de maire et président du directoire de la société d’économie mixte locale Gérardmer développement et promotion.

Très attristé par cette décision, Claude Boulay quitte la scène politique et se retire dans sa propriété dominant La Perle des Vosges. Marié à une Archéenne, Émilie Brignatz, qu’il a eu la grande douleur de perdre, il est père de trois enfants, Dominique, Alain et Anne.

[ Bertrand MUNIER , Le Grand livre des élus vosgiens ]

Sources structurées

  1. Le Grand livre des élus vosgiens 2003 — Bertrand MUNIER
 

Référence suggérée : ecriVOSGES, « Claude BOULAY », fiche bio-bibliographique, https://www.ecrivosges.com/fiche.php?id=5197 (consultée le 2 septembre 2026).

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