2003 —
Le Grand livre des élus vosgiens
DURAND Pierre (Marie)
(8 janvier 1895, Rambervillers – 15 janvier 1963, Gérardmer)
• Second adjoint supplémentaire au maire de Gérardmer de 1935 à 1945.
• Conseiller général du canton de Gérardmer de 1934 à 1942 et de 1944 à 1945.
• Médecin.
• Marié, trois enfants.
Fils de Paul, marchand de charbon, et de Jeanne Poirel, Pierre Durand naît en 1895 à Rambervillers. De par sa mère, il est parent de Victor Poirel, dont le nom scintille de mille feux à Nancy depuis des années. C’est grâce à l’héritage de cet ancien inspecteur général des Ponts et Chaussées, légué par sa veuve Lisinka Guibal, que la célèbre salle de spectacle nancéienne voit le jour. L’inauguration de cet établissement a lieu le 6 décembre 1889 avec un concert commémorant le centenaire de la Révolution française.
Quand la salle Poirel voit défiler les plus grands artistes de variétés et de théâtre, Pierre Durand poursuit à Nancy ses études à la faculté de médecine. En 1921, il présente sa thèse, Contribution à l’étude des brûlures électriques : leurs complications, pour obtenir le grade de docteur en médecine. Après un remplacement à Saulxures-sur-Moselotte, le docteur Durand s’installe en terre géromoise. Après un remplacement à Saulxures-sur-Moselotte, le docteur Durand s’installe en terre géromoise en 1924. Très rapidement, il obtient la sympathie de ses concitoyens par son caractère jovial, ses grandes qualités professionnelles et son dévouement inlassable. Bien que diminué par une grave blessure reçue au cours de la guerre 1914-1918, Pierre Durand poursuit avec énergie son activité professionnelle, qu’il double bientôt avec une autre au service de ses concitoyens.
Dès son arrivée à Gérardmer, il assure bénévolement le service médical à l’hospice. Il collabore ensuite, aux côtés du maire Paul Jacques et de l’architecte Gillet, à la réalisation du nouvel hôpital et, plus particulièrement, de la maternité qu’il crée en 1935 et qu’il dirige jusqu’en 1960. En 1934, le docteur Durand se présente aux élections pour le siège laissé vacant au conseil général par le taillandier Paul Lalevée. Élu au conseil municipal l’année suivante comme second adjoint supplémentaire, il reste en fonctions jusqu’au lendemain de la Libération, en janvier 1945. Chevalier de la Santé publique, sa brillante conduite au cours de la Grande Guerre lui vaut l’attribution de la croix de guerre.
Le mardi 15 janvier 1963, le docteur Pierre Durand décède à son domicile, victime d’une embolie. Accidenté le 18 décembre en chutant dans ses escaliers, le praticien est un certain temps en traitement à l’hôpital. C’est là qu’il fête, le 8 janvier, en compagnie de ses collègues et de la direction de l’établissement, son soixante-huitième anniversaire. Les conséquences de son accident s’estompent et rien ne laisse prévoir une fin aussi brutale. Ses obsèques sont célébrées par l’abbé Guérard et l’absoute donnée par le chanoine Vuillaume, curé de Gérardmer. Inhumé au cimetière gérômois, Pierre Durand avait épousé une Rambuvetaise, Marguerite Cheneble, fille d’un officier du 152e régiment d’infanterie, et était père de trois filles : Jeanine, Odile et Noëlle.
[
Bertrand MUNIER
, Le Grand livre des élus vosgiens ]