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François NICOLAS

[ Vézelise (54) , 03/02/1898 – Dax (40) , 18/02/1991 (93 ans) ]

médecin , conseiller général

Chevalier de la Légion d'honneur.

Biographie vosgienne

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Référence suggérée

ecriVOSGES, « François NICOLAS », fiche bio-bibliographique, https://www.ecrivosges.com/fiche.php?id=5428 (consultée le 25 septembre 2026).

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Bibliographie et sources

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Notices documentaires

2003 — Le Grand livre des élus vosgiens

NICOLAS François (Jules Marie)
(3 février 1898, Vézelise, Meurthe-et-Moselle - 18 février 1991, Dax)

• Conseiller municipal de Greux de 1931 à 1940
• Conseiller général du canton de Coussey de 1937 à 1942 et de 1944 à 1945
• Médecin
• Marié, six enfants

Comme il est d'usage au XIXe siècle, les futures mamans doivent accoucher auprès de leur mère ou grand-mère. Tel est le cas de Marie Nicolas née Champouillon. Son fils, François, naît le 3 février 1898 à Vézelise, dans une famille qui compte également une fille, Elisabeth et un second garçon, Pierre, prélat de Sa Sainteté à Nancy et protonotaire apostolique.

François Nicolas effectue ses premières études au collège Buvignier de Verdun. Son père, Henry, alors en garnison à Saint-Mihiel, est capitaine au 40e régiment d'infanterie. Désormais bachelier ès lettres, il s'inscrit à la faculté de médecine de Nancy mais la rande Guerre est déclarée. Mobilisé en 1917, à la 22e section d'infirmiers militaires, il reprend ses cours à l'Armistice. Le vendredi 15 décembre 1922, il présente sa thèse de docteur en médecine, Le traitement des fractures du col du fémur chez l'enfant.

Sa première installation est à Vigy en Moselle tout en étant vacataire à la S.N.C.F. Quatre ans plus tard, il est dans les Vosges à Greux, à quelques kilomètres de Domremy-la-Pucelle. Aux côtés de son épouse Jeanne Simon (née à Alger où ses parents sont colons) et de ses deux enfants, Geneviève et Pierre, le docteur François Nicolas est définitivement intégré dans cette petite bourgade. Marie-Antoinette, Christian et Colette viendront agrandir le cercle familial. Leur fille Bernadette décédera en bas-âge.

Sa profession le conduit à parcourir la campagne environnante et à être à l'écoute permanente de ses concitoyens. Conseiller municipal, il se présente aux élections cantonales de 1937 face au maire-agriculteur de Clérey-la-Côte, Alcide Poinsot, conseiller général sortant. Lors de sa campagne électorale, il clame haut et fort à ses électeurs : Ma candidature est avant tout une affirmation d'inhostilité déterminée, d'opposition sans réserves à la politique dite du Front Populaire. Travail, ordre, économie, tolérance et justice dans le progrès social et la liberté. Tels seront toujours mes principes. François Nicolas est élu conseiller général du canton de Coussey le dimanche 10 octobre mais il apprend son élection sur un lit d'hôpital. En effet, quelques jours avant, il est frappé d'une crise d'appendicite foudroyante et est opéré d'urgence au centre médical de Neufchâteau. Aussi apprécie-t-il à sa juste valeur ce succès sans précédent. Comment vous exprimer de telle façon que vous en sentiez bien toute la sincérité chaleureuse et toute la gratitude profondément émue, les sentiments que j'éprouve devant les résultats au scrutin du 10 octobre. Il est certainement rare qu'un candidat qui se présente pour la première fois soit élu au premier tour de scrutin, sans avoir pu faire personnellement sa campagne électorale.

Benjamin de l'assemblée départementale, il assiste à la première élection du Darnéen André Barbier comme président du conseil général des Vosges. Toutefois, la Seconde Guerre mondiale met un terme à sa vie politique, à sa profession de médecin... et à son existence à Greux. Mobilisé le 2 septembre 1939 à l'hôpital de Vittel comme médecin militaire, il se retrouve ensuite à Saint-Yrieix en Haute-Vienne, avant d'être nommé médecin-chef du groupement n° 7 des chantiers de jeunesse de France, à Rumilly en Haute-Savoie. Il y reste jusqu'en novembre 1944, date à laquelle il est affecté à l'hôpital militaire Desgenettes à Lyon, au service de radiologie. Démobilisé l'année suivante, le docteur Nicolas a donc été au service de l'Etat pendant dix années.

Abandonnant son cabinet de médecin généraliste, il intègre les laboratoires pharmaceutiques Roussel à Paris, laissant derrière lui Greux et sa propriété, pillée et saccagée lors de l'exode et de l'occupation durant la drôle de guerre. S'investissant pleinement dans sa nouvelle vie, les années 1950 lui apportent de cruelles épreuves. Il perd tour à tour sa belle-mère, sa sœur, son épouse, puis sa fille Colette et sa petite-fille Catherine, toutes deux décédées tragiquement dans un accident de la circulation. Devenu médecin contrôleur de l'aide médicale de la société Alsthom à Belfort, François Nicolas prend sa retraite professionnelle en 1965. Il décède le 18 février 1991, à Dax dans les Landes, à l'âge de quatre-vingt-treize ans, près de sa fille Marie-Antoinette. Lieutenant-colonel de l'armée de l'air, chevalier de la Légion d'honneur, décoré de la croix de guerre, l'ancien élu vosgien repose au cimetière de Habas à proximité de la station thermale dacquoise.

[ Bertrand MUNIER , Le Grand livre des élus vosgiens ]

 

Quelques contemporains

Référence suggérée : ecriVOSGES, « François NICOLAS », fiche bio-bibliographique, https://www.ecrivosges.com/fiche.php?id=5428 (consultée le 25 septembre 2026).

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