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Ernest PERRIN

[ La Houssière (88) , 29/03/1879 – Senones (88) , 24/10/1971 (92 ans) ]

enseignant , conseiller général

Biographie vosgienne

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Référence suggérée

ecriVOSGES, « Ernest PERRIN », fiche bio-bibliographique, https://www.ecrivosges.com/fiche.php?id=5440 (consultée le 26 septembre 2026).

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Bibliographie et sources

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Notices documentaires

2003 — Le Grand livre des élus vosgiens

PERRIN Ernest (Joseph)
(29 mars 1879, La Houssière - 24 octobre 1971, Senones)

• Conseiller municipal de Senones de 1935 à 1953 et de 1962 à 1965
• Premier adjoint au maire de Senones de 1953 à 1962
• Conseiller général du canton de Senones de 1937 à 1942 et de 1944 à 1945
• Directeur d'école
• Marié, un enfant

Ernest Perrin qui se destine à une carrière d'enseignant est nommé instituteur stagiaire à Senones en octobre 1899, à sa sortie de l’École normale. Il y exerce sans interruption jusqu'à la date de sa retraite, le 30 septembre 1933. Professeur, puis directeur du cours complémentaire, Ernest Perrin contribue ainsi à la formation de deux générations d'élèves. S'adonnant à diverses activités périscolaires, il dirige, avant la guerre, des cours commerciaux, des cours d'apprentissage de menuiserie, ajustage, électricité, etc. pour adultes de treize à vingt ans.

Membre de nombreuses associations, Ernest Perrin entre au conseil municipal senonais en 1935 et rejoint l'Hôtel du département le 14 octobre 1937. Succédant à l'industriel et maire de Moussey Jules Py, l'ex-enseignant reste seulement trois ans conseiller général du canton de Senones. Administrateur de l'hôpital local, juge de paix suppléant, le gouvernement de Vichy le démissionne d'office de tous ces postes en novembre 1941. Réélu conseiller municipal à la Libération, Ernest Perrin est titulaire de plusieurs décorations pour ses nombreux faits d'armes (croix de guerre, Légion d'honneur...).

Ceux-ci débutent en 1914, quand il est versé au front dans les unités combattantes de troisième ligne, à Aspach, à la Chapelotte, en Champagne. Au cours de la drôle de guerre, il est menacé d'exécution sommaire par le colonel allemand qui commande la place de Senones. Considéré suspect par les autorités d'occupation et la police de l’État français, il est l'objet de plusieurs informations et interrogatoires au cours des années 1941 à 1943. Son âge lui permet d'échapper à la grande rafle des déportés du 10 octobre 1944, mais il est enfermé au camp de Schirmeck pour y être fusillé. L'astuce d'une déportée alsacienne employée au bureau du camp l'incorpore dans un convoi en partance pour Rastadt. Interné à Haslach, il est finalement délivré avec ses camarades, le 22 avril 1945.

Reprenant avec la même passion ses fonctions électives, Ernest Perrin donne pourtant sa démission de premier adjoint au maire le 26 octobre 1962, mais reste conseiller municipal. Père d'une fille Suzanne, longtemps directrice du collège de Senones, Ernest Perrin s'éteint à son domicile, rue de la République, le dimanche 24 octobre 1971. Avec un grand amour filial, Suzanne Perrin veille affectueusement sur son père, lui procurant une vieillesse heureuse et sans souci, après le décès de madame Perrin, le 17 octobre 1960. Son corps est déposé dans le grand salon de l'hôtel de ville senonais, avant des obsèques purement civiles, selon les volontés de l'ancien résistant et élu de l'ancienne principauté de Salm.

[ Bertrand MUNIER , Le Grand livre des élus vosgiens ]

 

Référence suggérée : ecriVOSGES, « Ernest PERRIN », fiche bio-bibliographique, https://www.ecrivosges.com/fiche.php?id=5440 (consultée le 26 septembre 2026).

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