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Léon FRESSE

[ Rupt-sur-Moselle (88) , 11/03/1888 Besançon (25) , 12/02/1977 (88 ans) ]

militant syndical , écrivain

Militant syndicaliste, filateur, écrivain.

Auteur vosgien Biographie vosgienne

Biographie

1888
Naissance à Rupt-sur-Moselle, le 11 mars, dans une famille de tisserands.
1899
La famille Fresse s’installe à Épinal.
1901
Léon entre dans la vie active après son certificat d’études : en une année, il est successivement apprenti bobineur dans une filature, coursier dans une librairie, puis employé de bureau. Son père, lassé de son instabilité, le fait embaucher au tissage.
1905
Il a tout juste 17 ans lorsqu’il adhère au Sillon lorrain, cercle d’études fondé en 1902, soutenu par l’évêque et affilié au Sillon du démocrate chrétien Marc Sangnier. Comme nombre d’autres militants de ce mouvement, Léon Fresse rejoint les rangs de la CGT en 1907 : il adhère à la section syndicale de son tissage et participe au congrès national du Sillon à Épinal en 1908.
1909-1910
Service militaire dans les Chasseurs à pied.
1912
Licencié en raison de ses activités syndicales, il connaît quelques mois de chômage et trouve un emploi au service comptabilité de la Société des Tissus de Golbey.
1914-1918
Il est rappelé dans son régiment de Chasseurs. Il est nommé capitaine.
1919
Aux Tissus de Golbey qu’il retrouve à la fin de la guerre, il est nommé fondé de pouvoir, puis secrétaire général. Il fonde et préside l’Amicale des employés d’Épinal, et devient au début des années 20 l’un des syndicalistes vosgiens les plus en vue. Il s’implique dans la création de l’Union vosgienne des syndicats professionnels. La même année, il est élu au conseil municipal d’Épinal où il siège jusqu’en 1928.
Léon Fresse est élu président de l’Union diocésaine des Cercles d’études catholiques. Il préside la section spinalienne de la Légion Vosgienne, est nommé délégué départemental du Souvenir français.
1939
Il s’installe à Gérardmer et occupe le poste de directeur général de la société La Linière.
1953
Prix Erckmann-Chatrian pour son ouvrage : Contes de la vallée des lacs.
1958
Admis à la retraite, il se consacre à l’archéologie.
Officier du Mérite social, médaille d’or du Travail, croix de guerre, chevalier de la Légion d’honneur.
Membre associé correspondant de l’Académie de Stanislas et lauréat de l’Académie d’Alsace.
1977
Léon Fresse décède le 12 février à Besançon, à l’âge de 89 ans.

Notices documentaires

1990 — Dictionnaire des Vosgiens célèbres

FRESSE (Léon), militant syndicaliste et écrivain

Rupt-sur-Moselle, 11 mars 1888 - Besançon, 12 février 1977


Né d’un père employé de tissage et d’une mère tisserande, il s’installe avec sa famille à Épinal à partir de 1899. Dès l’âge de 13 ans, il travaille comme saute-ruisseau dans une librairie puis comme apprenti bobineur dans une filature, enfin comme employé de bureau. En 1905, il adhère au mouvement du Sillon du démocrate-chrétien Marc Sangnier puis deux ans plus tard à la CGT.

En 1909-1910, il effectue son service militaire aux chasseurs à pied où il apprend la condamnation du Sillon par le pape Pie X. Il reprend ensuite ses activités à la CGT et est licencié en 1912 pour ce motif. Après quelques mois de chômage, il est embauché comme employé de comptabilité à la société des tissus de Golbey. Il fait toute la première guerre mondiale dans les chasseurs et en revient capitaine de réserve. Réembauché aux tissus de Golbey, il fonde le 28 octobre 1919 l’Amicale des employés dont il devient le président.

De 1920 à 1924, il est un des principaux animateurs du syndicalisme vosgien d’inspiration chrétienne, dans le textile et les métaux. De même, il jette les bases de l’Union vosgienne des syndicats professionnels. Animateur infatigable, il est encore conseiller municipal d’Épinal de 1919 à 1928, président de l’Union diocésaine des cercles d’études catholiques et grand artisan du renouveau et du développement du Souvenir Français dans le département. En 1939, Léon Fresse s’installe à Gérardmer où il devient directeur de la Société La Linière.

Là commence une carrière d’écrivain régionaliste qui lui vaut l’obtention en 1953 du Prix Erckmann-Chatrian pour ses Contes de la vallée des lacs, suivis de Nouveaux contes en 1956. Il prend sa retraite en 1958 et meuble ses loisirs en s’adonnant à l’archéologie : il découvre à l’extrémité occidentale du lac de Longemer les vestiges de l’ermitage de Bilon qui avait vécu à cet endroit au XI° siècle qu’il décrit dans deux brochures. En 1961, il publie encore Conte autour d’un chapeau.


Bibl. : Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français, publié sous la direction de Jean Maitron, Paris, Les Éditions ouvrières, 1964-1989, tome 28, p. 271.
Conraud (M.).- Militants au travail, 1988.


[Pierre Heili].

Sources structurées

  1. Dictionnaire des Vosgiens célèbres 1990

Bibliographie


Romans ↑ haut

Conte autour d’un chapeau ( 1961 )
1. Paris : Les Éditions du scorpion / Jean d’Halluin éditeur, I/1961.- 19 cm ; 189 p.
Aventures imaginaires d’un jeune Lorrain qui aurait quitté sa haute montagne - il y a un peu plus de trois siècles - pour le royaume de France.
Jeunes tisserands vosgiens à la Belle époque ( 1981 )
1. in Horizons lorrains, du N° 50 (septembre 1981) au N° .- Épinal, 43 cm.
Il s’agit d’un récit autobiographique.

Nouvelles ↑ haut

Contes de la vallée des lacs ( 1951 )
1. Saint-Dié : Ad. Weick, Hodapp & Cie, III/1951.- 19,5 cm : ill. ; 293 p., 1 plan h.t.
Prix Erckmann-Chatrian 1952. Avec deux lettres-préface de André Colin, président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Saint-Dié, et de Raoul Huret, président du Syndicat d’Initiative de Gérardmer. Illustrations de Annette Cuny.
2. Saint-Dié : IRUDI éditeur, 1951.- 290 p. 2ème éd., 3ème mille.
Nouveaux contes pour la vallée des lacs ( 1956 )
1. Épinal : Homeyer, II/1956.- 20 cm : ill. ; 263 p.
Avec une préface de Maurice Garçot, écrivain et historien lorrain. Illustré de dessins d’artistes gérômois.
Le Heurchot ( 1969 )
1. in Pages choisies, écrivains vosgiens d’aujourd’hui.- Épinal : Éditions du Sapin d’or, 1969.- 5 pages.

Essais ↑ haut

Esquisse du caractère vosgien : qualités et défauts gérômois d’après l’histoire de Gérardmer... ( 1945 )
1. Gérardmer : imprimerie Pierre, 1945.- 22 cm : ill., couv. ill. ; 32 p.
Gérardmer et Xonrupt-Longemer, 85 % de ruines ( 1945 )
1. Gérardmer : impr. de A. Pierre, 1945.- 22 cm : pl. couv. ill. ; 28 p.
L’Ermitage de Longemer. De Bilon à Saint-Florent ( 1958 )
1. Gérardmer : Édition Gérardmer républicain, 1958.- 22 cm : ill., couv. ill. ; 15 p.
L’Ermitage de Longemer ( 1958 )
1. Gérardmer : Chevroton, 1958.- 20 p. : ill. (une photo, six croquis et une carte), in-8.
Gérardmer et Xonrupt-Longemer, promenades à pied dans la Vallée des Lacs ( 1959 )
1. Gérardmer : imprimerie Chevroton, 1959.- 21 cm : ill. ; 48 p.
"Ce guide du Syndicat d’initiative a été rédigé avec la collaboration de Léon Fresse, auteur des Contes de la Vallée des Lacs (Prix Erckmann-Chatrian 1953) et des Nouveaux contes pour la Vallée des Lacs, et le concours des Amis du Vieux Gérardmer" (p. 2).
Napoléon III dans l’Est en 1858 et la route de la Schlucht ( 1960 )
1. in Le Pays lorrain, 1960, N° 3, page 116.
Cette étude met au point, résume et complète deux articles que l’auteur a publiés dans Gérardmer républicain, les 26 juillet et 31 août 1958.
L’Ermitage de Longemer.... 2.- Les Fouilles de la Butte Billon ( 1962 )
1. Gérardmer : Édition Gérardmer républicain, 1962.- 20 p. ; 21 cm.
L’Ermitage de Longemer.... 3.- De quelques secrets de la butte Bilon ( 1964 )
1. Gérardmer : Édition Gérardmer républicain, 1964.- 20 p. ; 21 cm.

Préfaces ↑ haut

Notre-Dame de la Creuse, Gérardmer (Vosges), notice historique / Pierre Domange et Paul Perrin ( 1952 )
1. Nancy : Impr. Hélio-Lorraine, 1952.- In-16 : ill. ; 28 p.
Avant-propos de Raoul Huret. Préface de Léon Fresse.
 

Référence suggérée : ecriVOSGES, « Léon FRESSE », fiche bio-bibliographique, https://www.ecrivosges.com/fiche.php?id=57 (consultée le 27 août 2026).

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