Roger FRANÇOIS

[ Conakry (Guinée) , 12/11/ 1924 – Senones (88) , 07/03/ 2000 ]

Auteur vosgien

1924
Naissance à Conakry (Guinée), le 12 novembre. Son père, ingénieur des Ponts-et-Chaussées, est amené à de fréquents et lointains déplacements.
1944
Venant de Nice où il était en Math Elem, Roger François rejoint son frère, instituteur à Senones (Vosges), au printemps, dans la tourmente. Il entre immédiatement dans un réseau de résistance. Arrêté par la Gestapo le 5 octobre 1944, il est enfermé à l’abbaye de Senones, puis interné à Schirmeck et à Dachau, où il va subir un calvaire particulièrement pénible jusqu’au 21 avril 1945.
1947
De retour à Senones, terriblement affaibli, il reprend son activité et épouse le 5 août 1947 Jeannine Soudière qui lui donnera deux fils : Frédéric et Olivier.

Érudit, homme de contact et de dialogue, il consacre alors son temps, ses loisirs, ses connaissances, à une vie captivante au service de ses camarades, des veuves et des orphelins. Il accède à la présidence de la Fédération Nationale des Déportés, Internés, Résistants et Patriotes.

Administrateur de l’Office public d’HLM, il est également président du conseil d’administration de l’Hôpital rural.
1959-1965
Il est adjoint au maire dans la municipalité Bernard.
1965-1977
Il est élu maire de Senones. Entretenant de solides liens avec le ministre vosgien Maurice Lemaire, il lance un vaste programme de réhabilitation de la cité : résidence Princesse-Charlotte, gymnase, réseau d’éclairage public, agrandissement du collège, construction des deux écoles maternelles, création d’un foyer pour personnes âgées à la Maison Molette, acquisition d’un vaste parc matériel, etc.

Il fut président-fondateur de la Garde de Salm, président du Syndicat d’Initiatives. Il a été à l’origine de la création d’un festival international folklorique qui attira, durant plusieurs années, des milliers de personnes à Senones.

Homme de lettres, il consacre ses années de retraite (il était assureur) à l’histoire de sa cité. Sa recherche a pour objectif de mettre en valeur le riche héritage de cette partie de la montagne vosgienne et d’expliquer son patrimoine méconnu.
2000
Décès le 7 mars, à Senones.

Cette fiche biographique a été réalisée d’après les articles parus dans La Liberté de l’Est du 8 mars 2000 et la Lettre N° 22 de la Société Philomatique vosgienne.
La bibliographie a bénéficié de la collaboration amicale de la Bibliothèque municipale de Senones.

Nouvelle recherche