Marie Camille Albert DE BRIEY

[ Magné (86) , 20/11/ 1826 – Saint-Dié (88) , 10/11/ 1888 ]

ecclésiastique

Évêque de Saint-Dié (1876-1888).

Biographie vosgienne

1889 — Biographie générale vosgienne / Félix Bouvier

BRIEY (Marie Camille Albert de).- Né à Magné (Vienne) le 10 novembre 1826, Mgr de Briey fut vicaire général du diocèse de Poitiers. Le 20 avril 1876, il a été nommé évêque de Saint-Dié.

Mgr de Briey est mort à Saint-Dié le 10 novembre 1888.

1990 — Dictionnaire des Vosgiens célèbres

BRIEY (Marie-Camille-Albert de), évêque de Saint-Dié de 1876 à 1888
(Magné (Vienne), 20 novembre 1826 - Saint-Dié, 10 novembre 1888)

Mgr de Briey. Né au château de La Roche à Magné-en-Gençay (Vienne) le 20 novembre 1826, il était fils de Charles Herbrand de Briey et de Louise de Buzancy-Pavant. Après ses études au collège Stanislas à Paris, il fut choisi comme précepteur des enfants du roi des Belges, Léopold 1er, à Bruxelles. En 1860, il est étudiant au séminaire français de Rome et ordonné prêtre en 1862. Après avoir été reçu docteur en théologie, il est envoyé à Constantinople pour une oeuvre d’apostolat. De retour à Rome après son échec, il est pressenti par le pape pour remplir une mission d’internonce à Mexico, mais sa santé fragile le contraint à revenir en France. Il s’établit à Poitiers auprès de son frère, alors chanoine de la cathédrale (et futur évêque de Meaux en 1884). Il est nommé vicaire général honoraire et supérieur des Filles de la Croix.

Pressenti pour l’évêché de Luçon en 1874, puis celui de Soissons en 1876, il accepte finalement celui de Saint-Dié. Nommé par le pape Pie IX le 20 avril 1876, préconisé le 26 Juin 1876, sacré à Poitiers le 24 août, il fait son entrée solennelle à Saint-Dié le 14 septembre.

Considéré comme l’un des esprits les plus distingués de son temps, il se fait remarquer dans ses homélies par son éloquence. Il compte au nombre des évêques qui protestent contre les lois scolaires, condamnent les manuels scolaires mis à l’Index, ce qui lui vaut durant quelque temps une suspension de son traitement. Dans son diocèse, il s’attache à valoriser le culte des premiers saints martyrs du IVe siècle. Les fêtes du XIIe centenaire de la mort de saint Dié, les 13 et 14 juillet 1879, sont célébrées avec éclat par le clergé vosgien et c’est, sous la direction de l’évêque, une occasion de manifester l’opposition du parti catholique à Jules Ferry dans Saint-Dié même.

Mgr de Briey s’attache également au développement des maisons religieuses, cercles catholiques, patronages et séminaires. Il patronne le transfert de Rambervillers à Épinal du collège Saint-Joseph dirigé par le P. Sundhauser, dont les nouveaux locaux sont inaugurés en octobre 1888. A Mattaincourt, alors que le pèlerinage auprès des reliques du Père Fourier était actif, Mgr de Briey installe des chanoines réguliers de la Congrégation de Latran.

Il crée également la Semaine Religieuse en 1876, dont le premier directeur est le chanoine Hingre. L’année suivante, il consacre le diocèse au Sacré Coeur. En 1883, il publie de nouveaux statuts synodaux et en 1884 un nouveau catéchisme. Enfin, c’est sous son impulsion qu’est décidée la fondation d’une basilique à Domrémy.

Il meurt à la suite d’une maladie longue à Saint-Dié le 10 novembre 1888. Il repose dans le caveau des évêques à la cathédrale de Saint-Dié.


Bibl. : Lévêque (L.).- Petite histoire religieuse des Vosges, p. 116.
Dictionnaire d’histoire et de géographie ecclésiastique, publié sous la dir. de Mgr A. Baudrillart, Paris, Letouzey et Ané (parus de 1910 à 1989 : tomes I à XXIII, A-H), tome X, p. 714.


[Albert Ronsin].

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