2003 —
Le Grand livre des élus vosgiens
PERNET Léon (François)
(10 avril 1823, Vauvillers - 15 mai 1893, Rambervillers)
• Maire de Rambervillers de 1874 à 1881
• Conseiller général du canton de Rambervillers de 1877 à 1889
• Négociant
• Marié, un enfant
Léon Pernet, natif de la Franche-Comté, s'établit fort jeune dans les Vosges comme négociant en vins. Son mariage, le 5 mai 1852, avec Marguerite Baudier, la fille d'un aubergiste rambuvetais, le fixe définitivement à Rambervillers. Grâce à cette union, il devient le beau-frère de Jacques Pentecôte, pharmacien et maire d'Epinal (biographie précédente). Son activité et son intelligence sont appréciées de ses concitoyens, qui l'élisent maire en 1874. La distinction avec laquelle il remplit ses fonctions le désigne bientôt aux électeurs du canton, qui le nomment en novembre 1877, membre du conseil général. Léon Pernet souligne :
Enfant du peuple comme vous, ayant vécu avec vous et de votre vie, nos intérêts et nos aspirations sont les mêmes, et si vous m'honoriez de vos suffrages, je n'aurais d'autres ambitions que d'être en toutes circonstances votre mandataire fidèle et dévoué.
Son discours porte ses fruits car il défait le baron Charles de Ravinel, héritier d'une grande famille politicienne et surtout conseiller général sortant. Léon Pernet prend une part très active aux travaux de l'assemblée départementale dont il a, au bénéfice de l'âge, l'honneur de présider la commission départementale. Les services rendus dans cette importante situation lui méritent la croix de la Légion d'honneur, décernée le 10 juillet 1885. Au renouvellement cantonal d'août 1883, l'élu rambuvetais retrouve sur son chemin le même adversaire et le verdict est identique. Pourtant Léon Pernet qui s'est totalement investi donne sa démission de maire en 1881. Entre temps, l'ancien député de la Troisième république, Charles de Ravinel, maire de Nossoncourt, espère reconquérir son siège de conseiller général. En 1889, ses vœux sont exaucés. Sa commune lui fait un véritable triomphe et le renvoie au conseil général. Léon Pernet ne recueille qu'une seule voix à Nossoncourt et les électeurs de sa ville ne lui sont plus fidèles. Il décède le 15 mai 1893.
Si son nom a disparu de la mémoire des Rambuvetais, par contre celui de son petit-fils demeure présent. En effet, l'ancien premier magistrat avait un seul enfant prénommé Victor-Joseph, officier de l'instruction publique et docteur en médecine. Ce dernier, de son mariage à Nancy avec Marie-Thérèsa Horter, a une fille et deux garçons dont le plus connu est
André (1894-1966). Celui-ci est membre de l'Opéra de Paris. Son entrée en 1928 sous les voûtes de cet illustre institution est une pluie d'éloges. Jusqu'à sa mort, le public reste conquis par sa voix.