Anna FREUND

[ Saint-Dié-des-Vosges (88) , 24/11/ 1891 – Gerstheim (67) , 10/03/ 1964 ]

militante politique

Biographie vosgienne

1990 — Dictionnaire des Vosgiens célèbres

FREUND (Anna), épouse Martin, épouse Schmitt, militante politique

Saint-Dié, 24 novembre 1891 - Gerstheim (67), 10 mars 1964


Née de Prosper Freund, tisserand, et de Marie Schmitt, Anna Freund travaille à l’usine Prêcheur à Saint-Dié dès sa sortie de l’école primaire. Elle épouse le 5 février 1912 Jean-Baptiste Martin, entrepreneur à Senones, qui trouve la mort au cours des combats de 1914-1918.

Elle s’engage comme infirmière volontaire pendant la guerre, est prise par les Allemands, rapatriée à Troyes en fin 1917. En 1918, sous le nom de Gilka Kourtz, elle crée à Nancy un groupe socialiste. Elle est désignée comme secrétaire de la commission féminine et secrétaire adjointe de la Fédération de Meurthe-et-Moselle, dont le secrétaire est le docteur Gaston Strack, dont elle devint l’épouse (mais il n’existe aucune confirmation du fait).

Comme lui, elle adhère à la III° Internationale et elle collabore à L’Étincelle, journal du Parti Communiste des Vosges. En janvier 1922, elle est membre de la Commission exécutive de la fédération de Meurthe-et-Moselle et elle est, en octobre et novembre 1922, l’un des 24 titulaires (dont deux femmes) du Comité directeur du P.C.F. jusqu’au IV° congrès de l’Internationale Communiste.

Elle collabore régulièrement à L’Ouvrière, journal communiste destiné aux femmes, durant l’année 1923.

Secrétaire, puis trésorière départementale du Secours rouge international jusqu’au début de 1927, elle participe à la campagne contre la guerre du Maroc. Suite à une accusation - non prouvée - d’être indicatrice au service de la police, elle s’éloigne du P.C. et devient chef de service à Maxéville. Remariée à Gerstheim le 27 novembre 1931 avec Alphonse Schmitt, tailleur né au même lieu le 19 octobre 1887, elle y réside jusqu’à son décès.


Bibl. : Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français, publié sous la direction de Jean Maitron, Paris, Les Éditions ouvrières, 1964-1989, tome 28, p. 275.


[Albert Ronsin].

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