Félix François JACQUOT

[ Saint-Dié (88) , 06/01/ 1819 – Paris (75) , 27/09/ 1857 ]

professeur de médecine

Chevalier de la Légion d’Honneur (1856).

Biographie vosgienne

1990 — Dictionnaire des Vosgiens célèbres

JACQUOT (Félix), professeur de médecine au Val de Grâce

Saint-Dié, 6 janvier 1819 - Paris, 27 septembre 1857


Fils du docteur François Jacquot, ancien médecin militaire sous l’Empire, frère aîné du général Joseph Léon Jacquot, Félix Jacquot après ses études secondaires au collège de Saint-Dié puis au collège royal de Nancy, part suivre à Paris les cours de la faculté de médecine.

Reçu docteur en 1843, il choisit la médecine militaire et est d’abord attaché à l’hôpital de Metz puis à celui de Lyon en qualité de sous-aide major. Promu aide-major, il est envoyé dans l’Oranais puis participe à la campagne dans le Sahara algérien avec l’expédition du général Cavaignac. Avec le grade de médecin-major de 2e classe, il accompagne le corps d’occupation à Rome, puis celui de Crimée et il exerce à l’hôpital installé à Constantinople durant le siège de Sébastopol.

De retour en France, promu médecin-major de 1ère classe, il concourt pour l’agrégation de médecine qui lui ouvre l’accès à la chaire de professeur adjoint du cours d’épidémiologie de l’École du Val de Grâce où ses leçons sont très appréciées. Mais il meurt brutalement une année plus tard.

Félix Jacquot, au cours de ses campagnes, multiplie les observations et les donne à publier :
- Mélanges médico-littéraires (1854),
- Expédition du général Cavaignac dans le Sahara algérien en avril et mai 1847 (1849),
- De l’origine miasmique des fièvres endémo-épidémiques (1854),
- Lettres médicales sur l’Italie (1857),
- Du typhus à l’armée d’Orient (posthume, 1858).

Il est également le collaborateur de la Gazette médicale de Paris, de l’Illustration et de l’Écho d’Oran. Il est aussi le découvreur des dessins rupestres du Touat (lors de l’expédition de Cavaignac).

Il était chevalier de l’Ordre de Pie IX et de la Légion d’honneur.


Bibl. : Bulletin de la Société philomatique vosgienne, tome XXVI, 1900-1901, p. 299-300.


[ Albert Ronsin ]

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