Au hasard des déplacements de son père, Pietro Giovanni Filippo Dalmazzo, 45 ans, originaire de Marseille, artiste ambulant, lutteur, elle naît à Épinal (Vosges), le 3 octobre. Sa mère, Anne Delmas, 37 ans, est également artiste ambulante.
1913
À seize ans, attirée par la chanson, elle choisit le pseudonyme de La Palma et devient chanteuse réaliste, débutant en première partie d’un récital de Dalbret à l’Apollo de Bordeaux.
Elle monte à Paris au cours de la guerre 14-18 et passe au Concert Mayol, avant de revenir à Marseille où elle s’établit.
1919
Elle fait partie des programmes de l’Alcazar et du Palais de Cristal.
Sa réputation s’étend dans tout le midi. Pendant dix ans, elle chante dans les salles d’Aix-en-Provence, Toulouse, Nice, tout en se produisant régulièrement à Paris où, en 1930, elle est en vedette à l’Empire.
Jusqu’à la guerre, elle chante partout : à Bobino, au Gaumont-Palace, à l’Alhambra... Puis, pendant l’Occupation, elle passe dans la Résistance avec son mari, Édouard Jalabert, directeur de l’Apollon. Ils sont tous les deux arrêtés et emprisonnés plusieurs mois.
À la fin de la guerre, elle met à peu près fin à sa carrière et ouvre un café, Le bar des régates, à Marseille.
1979
Pas tout à fait oubliée, mais pas tout à fait célèbre non plus, elle décède le 7 octobre à Nîmes (Gard), âgée de 83 ans.