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André DIETHELM

[ Bourg-en-Bresse (01) , 03/07/1896 Paris (75) , 11/01/1954 (57 ans) ]

député , ministre

Vice-Président de l'Assemblée nationale (1951-1952).

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ecriVOSGES, « André DIETHELM », fiche bio-bibliographique, https://www.ecrivosges.com/fiche.php?id=5259 (consultée le 7 septembre 2026).

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Bibliographie et sources

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Notices documentaires

2003 — Le Grand livre des élus vosgiens

DIETHELM André
(3 juillet 1896, Bourg-en-Bresse – 11 janvier 1954, Paris)

• Député des Vosges de 1945 à 1946.
• Député de Seine-et-Oise de 1951 à 1954.
• Vice-président de l’Assemblée nationale de 1951 à 1952.
• Ministre de la Guerre de 1944 à 1945.
• Marié.

André Diethelm est originaire de l’Ain, où son père est directeur des contributions directes. Après sa scolarité, il est reçu à l’École normale supérieure lorsque la Grande Guerre éclate. Engagé dans les chasseurs alpins, il est plusieurs fois blessé et termine la guerre au grade de capitaine. Reçu à l’Inspection des finances en 1920, il devient directeur des finances de l’Indochine de 1929 à 1933. En 1938, le ministre des Colonies, Georges Mandel, en fait son chef de cabinet.

Pendant l’Occupation, André Diethelm part pour Londres, où il devient l’un des plus proches collaborateurs du général de Gaulle. Il fait partie du Comité national français créé par le général de Gaulle le 24 septembre 1941. Chargé de l’Action dans la métropole et de l’Information, il installe un service d’écoutes radiophoniques et un service de documentation. Dans le C.F.L.N. — Comité français de libération nationale —, il est d’abord chargé de la Production, du Commerce et du Ravitaillement. Après l’entrée des communistes dans le C.F.L.N. le 4 avril 1944, André Diethelm devient commissaire à la Guerre. Il assume ensuite le ministère de la Guerre dans le G.P.R.F. — Gouvernement provisoire de la République française — jusqu’en novembre 1945.

À la Libération, sous l’autorité du général de Gaulle, qui est aussi chef des armées aux termes de l’ordonnance du 4 avril 1944, André Diethelm joue un rôle actif dans la réorganisation de l’armée régulière. Jugeant impossible de trouver vingt-deux généraux anciens, intelligents et bien orientés, il place des colonels à la tête des régions militaires. En mai 1946, ce valeureux patriote reçoit du gouvernement des États-Unis la médaille de la Liberté avec palme d’argent. Cette haute distinction est réservée aux citoyens alliés qui ont rendu des services exceptionnels dans la conduite de la guerre.

Le 21 octobre 1945, André Diethelm cherche à obtenir une légitimité démocratique dans les Vosges. La liste gaulliste qu’il conduit obtient 63 194 suffrages sur 169 105 exprimés. Élu au quotient, apparenté au groupe paysan, il est nommé juré à la Haute Cour de justice et membre de la commission de la Défense nationale. Après le départ du général de Gaulle du pouvoir, André Diethelm est l’un des tout premiers compagnons à lui rendre visite dans sa retraite. Par fidélité pour lui, il ne se représente pas aux élections de la seconde Assemblée nationale constituante et de la première Assemblée nationale, les 2 juin et 10 novembre 1946.

Réélu député en 1951, mais en Seine-et-Oise, il devient vice-président de l’Assemblée nationale et, en mai 1953, est pressenti pour constituer un gouvernement après un refus de Guy Mollet. André Diethelm décède le lundi 11 janvier 1954 à Paris.

[ Bertrand MUNIER , Le Grand livre des élus vosgiens ]

 

Référence suggérée : ecriVOSGES, « André DIETHELM », fiche bio-bibliographique, https://www.ecrivosges.com/fiche.php?id=5259 (consultée le 7 septembre 2026).

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