ecriVOSGES — Edouard MATHIS Aller au contenu
Accueil
 

Edouard MATHIS

[ Ville-sur-Illon (88) , 08/12/1860 – Nancy (54) , 14/10/1926 (65 ans) ]

exploitant agricole , avocat , maire , conseiller général

Député des Vosges (1919- ).

Biographie vosgienne Sur Wikidata ↗

Outils pour la recherche Citer, imprimer et exporter cette fiche

Référence suggérée

ecriVOSGES, « Edouard MATHIS », fiche bio-bibliographique, https://www.ecrivosges.com/fiche.php?id=4629 (consultée le 26 septembre 2026).

Imprimer la fiche complète / PDF

Bibliographie et sources

Pas de bibliographie structurée Voir les sources présentes

Notices documentaires

1926 — Le Pays lorrain

M. Edouard Mathis, député des Vosges, est décédé à Nancy il y a quelques jours. C’était un homme d’une grande affabilité, bon Lorrain, très attaché à la terre natale. Il s’était surtout consacré à la Chambre, aux questions agricoles pour lesquelles il avait une particulière compétence. Estimé par tous ceux qui l’ont connu, même par ses adversaires politiques, il laisse d’unanimes regrets.

[ Charles SADOUL , Le Pays Lorrain, octobre 1926, p. 480, signé C.S. ]

1990 — Dictionnaire des Vosgiens célèbres

MATHIS (Marie-Edouard), avocat, exploitant agricole, député des Vosges
Ville-sur-Illon, 8 décembre 1860 - Nancy, 14 octobre 1926

Fils de cultivateur, licencié en droit, il est avocat à la cour de Nancy lorsque survient la mort de son père.

Il renonce au barreau et revient prendre la tête de la grande exploitation agricole familiale. Il est bientôt élu maire de Ville-sur-Illon. De 1904 à 1910, il est conseiller général du canton de Dompaire. Il se présente aux élections législatives en 1914 mais il est battu par Marc Mathis. Il est plus heureux lors des élections du 16 novembre 1919 et il est réélu le 11 mai 1924. Il adhère à l’Entente Républicaine Démocratique qui a mis à son programme le droit de vote des femmes, la diminution du service militaire, un super impôt sur les signes extérieurs de richesse et des mesures en faveur des familles nombreuses.

Bibl. : Jolly.- Dictionnaire du Parlement français, 1889-1940, tome VII, p. 2405.

[ Albert RONSIN , Les Vosgiens célèbres ]

2003 — Le Grand livre des élus vosgiens

MATHIS Edouard (Marie)
(8 décembre 1860, Ville-sur-Illon - 14 octobre 1926, Nancy, Meurthe-et-Moselle)

• Conseiller municipal de Ville-sur-Illon de 1888 à 1892
• Maire de Ville-sur-Illon de 1892 à 1908 et de 1912 à 1926
• Conseiller général du canton de Dompaire de 1904 à 1910
• Député des Vosges de 1919 à 1926
• Avocat
• Marié, deux enfants

Depuis plusieurs générations, les familles Mathis puis Le Harivel de Gonneville sont liées à la commune de Ville-sur-Illon. De nombreux membres de ces familles donnent à l'Etat français plusieurs hommes politiques, dont Édouard Mathis. Ce dernier, après de brillantes études, est reçu licencié en droit à la faculté de Nancy le 5 juillet 1884. Aussitôt, il prête serment comme avocat à la cour d'appel de Nancy, le 26 février 1885. Mais son amour de la terre l'attire et le fait renoncer rapidement au barreau.

Il vient dans le département des Vosges et dirige une vaste exploitation agricole dans sa commune natale. Auparavant, Edouard Mathis unit sa destinée, le 15 avril 1885 à Nancy, à Emma Masson, originaire de Stenay dans la Meuse et la famille s'agrandit avec les naissances de Elisabeth et d'Hélène. Celle-ci prend pour épouse Paul Michaut dont le père Adrien Michaut est directeur des Cristalleries de Baccarat. Cependant, Paul Michaut, mobilisé, est tué en 1914, tout au début des hostilités. Quant à Elisabeth, elle se marie à un jeune homme de Blamont en Meurthe-et-Moselle, Henri Le Harivel de Gonneville qui lui donne sept enfants. Cinq consacrent leur vie à l'Eglise : quatre religieuses et un prêtre, Pierre-Fourrier, abbé du diocèse de Saint-Dié.

Edouard Mathis revient sur sa terre natale dans la maison familiale de Dommartin-lès-Ville, abritant autrefois le premier petit séminaire lorrain. C'est un établissement fondé en 1673 par Nicolas Boban, curé de Dommartin-lès-Ville, et destiné à l'instruction des jeunes garçons, uni en 1684 à la congrégation de Notre-Sauveur (chanoines réguliers de Saint-Augustin). Edouard Mathis consacre dès lors toute sa vie à l'agriculture et à sa commune de Ville-sur-Illon.

Le 20 mai 1888, ses concitoyens l’envoient siéger au conseil municipal local. Elu maire le 5 juin 1892, il le reste jusqu'à l'heure de sa disparition, sauf une interruption de 1908 à 1912. Le parcours politique d'Edouard Mathis se poursuit en 1904, avec son élection au conseil général des Vosges en remplacement du maire de Begnécourt, Eusèbe Jacquemin. En 1914, il se présente pour la première fois aux élections lègislatives, sur la circonscription de Mirecourt et est battu par Marc Mathis, maire de Valleroy-aux-Saules. Edouard Mathis est néanmoins élu en 1919 et réélu en 1924.

Son second mandat est brutalement interrompu par sa mort, qui survient lors d'une opération chirurgicale dans une clinique de Nancy, le 14 octobre 1926. Ses obsèques ont lieu en l'église Saint-Sulpice de Ville-sur-Illon, suivies de l'inhumation dans la sépulture familiale du cimetière communal où de nombreux parlementaires vosgiens viennent le saluer une dernière fois, le sénateur Maurice Flayelle, les députés André Barbier, Constant Verlot et Hubert de Bazelaire de Lesseux. Ce dernier rappelle sur la tombe du défunt : Vous êtes venus nombreux le conduire à sa dernière demeure, vous avez raison de le pleurer, car vous avez perdu avec lui un ami sûr et dévoué, un conseiller fidèle et compétent, dont vous pouviez suivre les avis en toute sécurité. Son épouse Emma Masson le suit dans la tombe onze mois plus tard.

Au décès d'Edouard Mathis, le brasseur René Lobstein est propulsé maire de la cité et il reste en fonction jusqu'à sa démission en 1963, après avoir été conseiller général du canton de Dompaire de 1945 à 1949. Son premier adjoint, Claude Le Harivel de Gonneville, dont les aïeux viennent de Normandie, prend les rênes municipales, comme l'avaient fait son arrière-grand-père Alfred et son grand-père Edouard. Le petit-fils perpétue ainsi la tradition familiale jusqu'en 1971, date à laquelle Claude Le Harivel de Gonneville passe un éphémère relais au général Ferry.

[ Bertrand MUNIER , Le Grand livre des élus vosgiens ]

 

Référence suggérée : ecriVOSGES, « Edouard MATHIS », fiche bio-bibliographique, https://www.ecrivosges.com/fiche.php?id=4629 (consultée le 26 septembre 2026).

Nouvelle recherche