Au cours de celle-ci, il est aussi président de l’O.P.A.C. des Vosges, président du Conseil d’administration de la Caisse d’épargne de Mirecourt, juge au tribunal de commerce de cette ville et président du S.I.V.O.M.
Sur le plan militaire, il s’engage pour la durée de la guerre, au 15e régiment de chasseurs à cheval le 24 septembre 1914. Il est promu aspirant le 2 août 1918, puis capitaine de réserve le 25 décembre 1934. Rappelé sous les drapeaux le 24 août 1939, il est affecté au G.R.D.I., unité dissoute le 6 août 1940. Il entre dans la Résistance en février 1943. Quelques mois plus tard, il est nommé chef de la zone Mirecourt (Sections de Châtenois, Vittel et Mirecourt). Il s’engage à nouveau dans l’armée française le 3 janvier 1945. Il est promu chef d’escadron, puis démobilisé le 21 novembre 1945. Sa brillante conduite lui vaut l’attribution de nombreuses décorations : croix de guerre 1914-1918, croix de chevalier de la Légion d’honneur, croix des services militaires de 1e classe, croix de guerre 1939-1945, croix du combattant volontaire de la Résistance. Le 12 décembre 1952, il est fait officier de la Légion d’honneur.
Il a épousé Madeleine Suisse, décédée le 6 avril 1976. Cinq enfants sont issus de ce mariage : Jean Parisot, colonel en retraite, Bernard Parisot engagé volontaire dans la 2e D.B. en 1944, mort pour la France le 4 janvier 1945 à Gros-Rederching, Hubert Parisot disparu accidentellement le 27 décembre 1981, Pierre Parisot inspecteur médical et Elisabeth Parisot épouse de François Poydenot d’Oro de Pontonx, graveur à Nancy.
Bibl. : Journal La Liberté de l’Est du 4 juin 1984.
PARISOT Henri (Paul)
(5 septembre 1895, Mirecourt - 3 juin 1984, Mirecourt)
• Conseiller municipal de Mirecourt de 1944 à 1945
• Second adjoint au maire de Mirecourt de 1945 à 1946
• Premier adjoint au maire de Mirecourt de 1946 à 1947
• Maire de Mirecourt de 1947 à 1971
• Conseiller général du canton de Mirecourt de 1947 à 1973
• Conseiller de la République de 1952 à 1959
• Sénateur des Vosges de 1959 à 1977
• Conseiller régional de Lorraine de 1974 à 1977
• Négociant en tissus
• Marié, cinq enfants
Le 3 juin 1984, le sénateur-maire Henri Parisot s'éteint à la maison de retraite de Mirecourt, après avoir marqué pendant plus de trente ans la vie politique vosgienne. Issu d'une famille de sept enfants, Henri Parisot est le fils de Paul Parisot et de Marie Jennesson. Depuis plusieurs générations, la famille Parisot a ses racines en terre mirecurtienne et la rue Chanzy abrite nombre de ses membres. Suite à de brillantes études à l'Institution Saint-Joseph d'Epinal, Henri Parisot a dix-neuf ans lorsqu'il s'engage comme volontaire au 15e régiment de chasseurs à cheval pour la durée de la Grande Guerre. Rappelé sous les drapeaux le 24 août 1939 avec le grade de capitaine, il commande l'escadron-moto du 16e GR.DI. Démobilisé deux ans plus tard, il adhère au FFI et devient chef de zone de Mirecourt, par décision du colonel Grandval. D'élogieuses citations et de nombreuses médailles militaires dont la Légion d'honneur, viennent récompenser sa brillante conduite.
Entre les deux grands conflits, Henri Parisot unit sa destinée, le 14 septembre 1920, à Madeleine Suisse, native de Moncelle-les-Lunéville (Meurthe-et-Moselle). Ils ont cinq enfants, Hubert, Jean, Bernard, Pierre et Elisabeth. Mais le couple Parisot a la grande peine de perdre Bernard, mort pour la France le 4 janvier 1945 à Gros-Rederching (Moselle), engagé volontaire dans la 2 DB ; puis Hubert, décédé tragiquement dans un accident de la circulation en février 1981. Négociant en tissus-confections, Henri Parisot est nommé par arrêté préfectoral, conseiller municipal de Mirecourt le 20 décembre 1944. Ces premiers pas dans la vie politique sont les prémices d'une longue et riche carrière au service de ses concitoyens locaux, puis départementaux.
Second, puis premier adjoint au maire, il siège dès 1947 au fauteuil de premier magistrat. Durant quatre mandats consécutifs, il administre la cité des Luthiers avant de passer le relais à son adjoint Robert Flambeau. Toutefois, son action ne se borne pas qu'à sa ville. Les électeurs du canton l'envoient également à la Chambre du département en 1947, suite à la démission du docteur Brahy. Cinq ans plus tard, Henri Parisot est élu conseiller de la République aux côtés du montagnard et fidèle compagnon, Louis Courroy. Ce n'est qu'en 1959, à la naissance de la Cinquième République, que Henri Parisot a réellement l'attribution de sénateur. Ce statut lui permet d'entrer au premier conseil régional de Lorraine, en 1974.
L'année 1977 met un terme à tous ses mandats électifs, clôturant ainsi trente années de vie publique que les Mirecurtiens n'oublieront jamais. Une rue de la cité immortalise le nom de la famille Parisot, comme outre-Rhin la ville jumelle allemande de Bonn-Beuel, qui baptise le 16 mai 1999, une rue au nom d'Henri Parisot. Les jumelages entre villes françaises et allemandes sont nombreux mais l'hommage rendu au sénateur Parisot est vraiment rarissime. Celui-ci repose au cimetière de Mirecourt auprès de son épouse décédée le 7 avril 1976.