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Jean François Victor CAYOTTE

[ Nancy (54) , 13/10/1902 Vittel (88) , 10/09/2001 (98 ans) ]

médecin , maire , conseiller général , conseiller régional

Biographie vosgienne

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Référence suggérée

ecriVOSGES, « Jean François Victor CAYOTTE », fiche bio-bibliographique, https://www.ecrivosges.com/fiche.php?id=5212 (consultée le 4 septembre 2026).

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Bibliographie et sources

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Notices documentaires

2003 — Le Grand livre des élus vosgiens

CAYOTTE Jean (François Victor)
(13 octobre 1902, Nancy, Meurthe-et-Moselle – 10 septembre 2001, Vittel)

• Maire de Monthureux-sur-Saône de 1959 à 1977.
• Conseiller général du canton de Monthureux-sur-Saône de 1961 à 1979.
• Conseiller régional de Lorraine de 1974 à 1979.
• Médecin.
• Marié, trois enfants.

Pendant vingt années, le nom du docteur Jean Cayotte résonne sous les voûtes des différents cénacles politiques lorrains. De l’hôtel de ville de Monthureux-sur-Saône à l’assemblée départementale vosgienne ou au conseil régional de Metz, il défend avec la même détermination les intérêts de ses administrés. Ses grands-parents paternels ayant quittés la Lorraine annexée afin que leur fils naisse en France, Jean Cayotte voit le jour à Nancy le 13 octobre 1902. Poursuivant ses études au lycée Henry-Poincaré, puis au collège de Neufchâteau, lorsque le lycée nancéien est évacué en 1916, il se tourne ensuite vers la médecine. Son service militaire le conduit comme médecin auxiliaire au 17e tirailleur à Saint-Dié, ensuite comme médecin sous-lieutenant au 8e dragon à Lunéville. Libéré de ses obligations militaires, il soutient et présente à la faculté de médecine de l’université de Nancy, le jeudi 5 mai 1927, sa thèse pour obtenir le grade de docteur en médecine, Les troubles oculaires dans l’oxycéphalie.

À cette date, le docteur Jean Cayotte se fixe à Monthureux-sur-Saône, reprenant la clientèle du docteur Boucher. S’attirant rapidement la sympathie de ses concitoyens, le nouveau praticien est nommé médecin de la filature franc-comtoise de Demangevelle. En raison de la diphtérie qui sévit à l’état endémique et en tant que médecin de la crèche, il propose aussitôt la vaccination contre cette maladie, bien avant que ce traitement ne soit rendu obligatoire. Le résultat est éloquent. Promu médecin-capitaine en août 1939, avec croix des services militaires volontaires, il rejoint l’ambulance chirurgicale de Strasbourg.

Après une activité professionnelle intense et une retraite éprouvante, il est hospitalisé à Albi. Atteint de la tuberculose, il est réformé. Grâce aux thérapeutiques nouvelles et après huit mois de soins intensifs, il rejoint Monthureux-sur-Saône en zone interdite. Fort heureusement, durant son absence, son cousin Jacques Cayotte, interne des hôpitaux, est venu tenir sa clientèle qu’il reprend rapidement. Toutefois, le métier n’est pas facile. Les restrictions sont là pendant l’Occupation. Durant cette période troublée, il aide au passage de prisonniers et donne ses soins à des résistants. Dès la paix, son action ne se ralentit pas en organisant un service de garde, d’abord avec la Haute-Saône, ensuite avec ses confrères vosgiens.

En 1956, membre du conseil départemental de l’ordre des médecins des Vosges, ses pairs le portent à la vice-présidence pour vingt-quatre années. Trois ans plus tard, il sollicite en toute indépendance les suffrages des électeurs de Monthureux-sur-Saône, qui le mènent au fauteuil de maire. Succédant à Léon Lambert, il administre pendant trois mandats sa commune, avant de passer le relais à Rolande Lambert, la fille de son prédécesseur. Son entrée remarquée en politique le conduit naturellement à briguer le poste de conseiller général, détenu par André Garnier, ancien parlementaire de Viviers-le-Gras. Le score est sans appel. À trois reprises, c’est un véritable plébiscite.

En 1979, cinq candidats sont en lice afin de pourvoir à son siège laissé vacant. L’ancien élu s’explique : Atteint par la limite d’âge (77 ans), et non pas par indifférence, paresse ou lâcheté, j’estime de mon devoir de ne pas solliciter, une fois de plus, les suffrages des électeurs du canton. C’est avec une certaine tristesse que j’abandonne le poste, où ils m’ont fait honneur de me porter et où je puis dire, j’ai rendu de grands services sur le plan cantonal, départemental et même régional. En effet, il représente le conseil général à l’assemblée régionale de Lorraine dès la création de celui-ci, et ce, jusqu’en 1979, année où il a l’honneur de le présider comme doyen d’âge. Toutes ces occupations ne l’empêchent pas de soigner ses malades, mais il est souvent dans l’obligation de prendre un remplaçant, jusqu’au moment où sa remplaçante se tue au volant de sa voiture. Ce tragique accident incite le docteur Cayotte à s’associer, et sa retraite intervient à l’âge de soixante-dix ans.

Secondant son collègue une fois par semaine pendant deux ans, il quitte son cabinet médical lorsque sa fille cadette vient s’installer comme médecin à Monthureux-sur-Saône. Ce fut pour lui deux heureuses années, trouvant du temps à consacrer à ses malades, à ses administrés mais aussi à sa famille. Une famille qu’il fonde en 1929 lorsqu’il épouse Marie-Thérèse Rothea qui lui donne trois filles, Marie-Madeleine, Jeanne-Marie (décédée à trois semaines) et Marie-Christine. Après avoir été pensionnaire du foyer pour personnes âgées de Monthureux-sur-Saône, le docteur Jean Cayotte s’éteint le lundi 10 septembre 2001, à l’hôpital de Vittel.

[ Bertrand MUNIER , Le Grand livre des élus vosgiens ]

 

Quelques contemporains

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