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Louis Claude JACQUINOT

[ Langres (52) , 10/09/1806 Paris (75) , 02/04/1865 (58 ans) ]

maître de forges , maire , conseiller général

Biographie vosgienne

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Référence suggérée

ecriVOSGES, « Louis Claude JACQUINOT », fiche bio-bibliographique, https://www.ecrivosges.com/fiche.php?id=5350 (consultée le 22 septembre 2026).

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Bibliographie et sources

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Notices documentaires

2003 — Le Grand livre des élus vosgiens

JACQUINOT Louis (Claude)
(10 septembre 1806, Langres, Haute-Marne - 2 avril 1865, Paris)

• Maire de Claudon
• Conseiller général du canton de Monthureux-sur-Saône de 1845 à 1848
• Maître de forges
• Marié, deux enfants

C'est à Langres en Haute-Marne, le 10 septembre 1806, que voit le jour Louis Jacquinot. Maître de forges dans les Vosges à Droiteval, il est le fils de Jean-Baptiste Jacquinot (1778-1856) et de Jacqueline Jourdain (1780-1858). Le site de Droiteval est plus connu pour son église romane que pour l'usine métallurgique voisine, pourtant florissante durant toute la première moitié du XIXe siècle. L’usine de Jean-Baptiste Jacquinot est au départ une extension de l'aciérie de La Hutte, avant d'être transformée, au début du XIXe siècle, en taillanderie. L’entreprise de La Hutte est fort réputée. L’acier produit alimente en particulier la manufacture d’armes de Klingenthal en Alsace. Son propriétaire Alexis Irroy fait faillite en 1817 et l'usine est rachetée par la famille Jacquinot. Dès lors, l'activité principale est la création de faux.

Le déclin s'annonce après 1850 et l'activité de taillanderie prend le pas sur la fabrication de l’acier. L’usine emploie encore une soixantaine d’ouvriers en 1860, mais n'en compte plus que dix en 1880. Droiteval ferme ses portes à l'extrême fin du XIXe siècle. De ces années glorieuses subsistent une maison de maître, construite en 1830 par Jean-Baptiste Jacquinot. Son fils Louis est appelé à siéger au conseil général des Vosges, comme son collègue Alexandre Marque. Son passage a la chambre départementale est éphémère car en 1848, il est défait par le médecin de Monthureux-sur-Saône, Victor Noël.

Louis Jacquinot se consacre alors a son entreprise et à ses deux enfants, Albert et Maria, qu'il a de son mariage, le 12 mai 1834, avec Marie-Anne Falatieu (fille du maire, conseiller général et maître de forges de Bains-les-Bains). Grâce à cette union, l’industriel claudonais entre au sein d'une prestigieuse famille lorraine. Hormis les fonctions électives de son beau-père, son premier beau-frère, Joseph-Jules Falatieu, est conseiller général du canton balnéen et député des Vosges. Quant au second, Pierre Ziegler, il est premier magistrat également de la station thermale.

Maire de Claudon, Louis Jacquinot meurt le 2 avril 1865 au 2, de la rue Richelieu à Paris et repose au cimetière de Claudon. Comme les membres de sa famille, son corps est exhumé pour être déposé dans la crypte de la chapelle de Droiteval. Un édifice dont le prestige est rehaussé par l'installation, à l’aube du troisième millénaire, de l'impressionnant orgue provenant de la salle de spectacles Victor-Poirel à Nancy.

[ Bertrand MUNIER , Le Grand livre des élus vosgiens ]

 

Référence suggérée : ecriVOSGES, « Louis Claude JACQUINOT », fiche bio-bibliographique, https://www.ecrivosges.com/fiche.php?id=5350 (consultée le 22 septembre 2026).

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