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D'ÉPINAL

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Famille vosgienne

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ecriVOSGES, « D'ÉPINAL », fiche bio-bibliographique, https://www.ecrivosges.com/fiche.php?id=4256 (consultée le 27 août 2026).

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Bibliographie et sources

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Notices documentaires

1990 — Dictionnaire des Vosgiens célèbres

ÉPINAL (Famille des avoués d’)

L’importante lignée chevaleresque des avoués d’Épinal est mentionnée dans de très nombreux documents à partir du milieu du XI° siècle. Durant tout le Moyen-Âge ses chefs assurent la protection de cette cité. Ils possèdent à titre personnel une des tours du château, dite Tour de la Vouerie, une chapelle attenante à l’église abbatiale et de nombreuses seigneuries réparties à travers la châtellenie d’Épinal. D’autre part, ils sont apparentés aux avoués de Nossoncourt, de Baccarat, de Deneuvre et de Rambervillers, c’est à dire aux responsables de la sécurité dans les terres qui dépendent de l’évêché de Metz. Ils descendent enfin en ligne féminine de plusieurs familles de paraiges messins. La répétition de leur nom, Widricus, Werry ou Warry au fil des générations rend particulièrement difficile l’étude de cette famille jusqu’au début du XIV° siècle.

Widricus d’Épinal, chevalier, est mentionné de 1175 à 1198. Leucarde, avouée de Nossoncourt, son épouse, lui donne notamment trois fils : Werry d’Épinal qui suit, Joffroi et Albert d’Épinal, chevaliers morts après 1188. L’un ou l’autre de ces personnages est à l’origine de la lignée des sires de Dombrot éteinte au XIV° siècle.

Werry d’Épinal, chevalier, mentionné à partir de 1182 disparaît après 1222. Il est sans doute le père de Baudoin d’Épinal, dit de Domptail et de Werry dit Vosgien, avoué de Deneuvre et de Nossoncourt dont la descendance peut être suivie sans faille jusqu’au milieu du XIV° siècle.

Baudoin d’Épinal est sans doute le père de Werry avoué d’Épinal, mort avant 1272. A cette époque, Ide son épouse, est remariée avec Berthemin Chaudron, écuyer.

Werry, avoué d’Épinal et ses frères Simonin et Poincignon sont cités dans quelques documents de 1272 à 1281. Le premier d’entre eux est peut-être le père d’Arnould, avoué d’Épinal, chevalier, gui scelle à ce titre de nombreux actes à partir de 1286. En avril 1302 il se reconnaît vassal d’Henri, sire de Blâmont, pour ses biens de Fontenoy-la-Joûte. En octobre 1308, il achète un cheval pour 120 livres. Il est mentionné pour la dernière fois dans le partage des biens du sire de Blâmont effectué en 1311.

Liébaut, avoué dÉpinal, son successeur, apparaît en juin 1325 dans une charte de l’évêque de Metz. Armé chevalier avant cette date, il se déclare vassal de Pierre de Bar, sire de Pierrefort, en février 1327. En août 1332, 1’évêque de Metz lui engage pour 4000 petits vieux tournois ses terres de Longchamp et de Jeuxey. L’abbesse d’Épinal lui engage en 1350 la chapelle dite des Avoués. En retour, Liébaut et Isabelle son épouse s’engagent à réparer cet édifice dédié à la Madeleine. L’avoué et les bourgeois d’Épinal viennent renforcer l’armée de l’évêque de Metz, quand celui-ci déclare la guerre à la duchesse de Lorraine. Le prélat s’engage à les garantir de tous dommages en mai 1351. Il attribue à Liébaut plusieurs rentes et des terres de 1353 à 1357. Ce dernier est sans doute le père d’Arnoul, qui suit, et de Georges d’Épinal, chevalier, mentionné avec son frère de 1363 à 1371. Au cours de cette époque, sa concubine donne le jour à Georges, bâtard d’Épinal, écuyer, et à ses frères qui possèdent une part des seigneuries de Thaon et de La Baffe, ainsi que des rentes assignées sur les salines de Marsal et Moyenvic de 1402 à 1406. Arnoul avoué d’Epinal, chevalier, devient rapidement un important personnage. Il épouse vers 1376 Alix de La Tour, fille d’Errard de La Tour, chevalier, sire de Fontoy et de Montquintin. Il devient ainsi le beau-frère de Gilles V, sire de Rodemack. Il agit à titre d’avoué avec les bourgeois d’Épinal dès 1363. En décembre 1370, il scelle un acte émanant de Jean de Saint-Remy, gentilhomme bourguignon. Six ans plus tard, il assigne le douaire de sa femme sur la tour qu’il possède dans le château d’Épinal et sur la moitié de ses biens. Il parait encore dans des actes relatifs à la cité d’Épinal en septembre 1371, novembre 1378, octobre 1379 et novembre 1380. Il meurt un 18 avril entre 1390 et 1395. Isabelle d’Épinal, sa fille aînée, transmet la tour d’Épinal et l’avouerie à André de Ville-sur-lllon, chevalier, son mari disparu avant août 1412. Catherine d’Épinal son autre fille, épouse Gérard de Châtel, écuyer, mort avant septembre 1402.


Bibl. : Poull (G.).- Catalogue manuscrit des actes de la famille des avoués d’Épinal.


[Georges Poull].
 

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