André Tavernier est né en 1930 à Mohon dans le département des Ardennes où son père exerce la profession de marbrier. Après l'obtention du baccalauréat, il effectue pendant dix-huit mois son service militaire en Allemagne et, rendu à la vie civile, il épaule son père dans son métier. En 1952, André Tavernier intègre l'école d'optique de Lille, pour en sortir diplômé deux ans plus tard major de promotion. Entre-temps, il prend pour épouse Colette Lamiraux, originaire également de Mohon. De ce mariage naissent deux enfants, Benoît et Denis.
Les premiers pas d'André Tavernier dans la vie professionnelle débutent à Saint-Quentin et à Mohrange. Cependant, en septembre 1956, il gagne le chef-lieu du département des Vosges pour la gérance d'un magasin d'optique, rue du Général-Leclerc. En 1965, il s'installe à son propre compte place des Vosges, tout d'abord sous les arcades, puis en 1976 à l'autre angle de la place, travaillant avec son épouse, diplômée de l'Institut de chimie de Lille. André Tavernier cesse l'activité d'opticien en janvier 1998 et c'est son fils Benoît, déjà opticien à Épinal, rue Léopold-Bourg qui reprend son commerce. Très attaché à la vie associative locale, membre assidu du club d'échec, de l'association Noir et Couleur, du club de glace… membre associé de la chambre de commerce et d'industrie, juge au tribunal de commerce, puis président, ce Spinalien engagé est sollicité en mars 1983 par Philippe Séguin, nouveau député de la circonscription. Les élections municipales propulsent le tandem Séguin-Tavernier à la tête de la mairie d'Épinal.
Élu premier adjoint, l'opticien est reconduit dans ses fonctions le mandat suivant. Trois ans plus tard, il rejoint la formation de Christian Poncelet et de Gérard Braun, pour les premières élections régionales au suffrage direct. Figurant parmi les cinq élus de la liste, André Tavernier siège aussitôt à l'hémicycle messin. En 1988, le président de l'exécutif départemental l'invite à succéder à Rolland Marchal, conseiller général du canton d'Épinal-Ouest. À la surprise générale, André Tavernier est défait par l'enseignant golbéen Bernard Maffeis. Conforté à son fauteuil de vice-président du conseil régional de Lorraine au renouvellement de 1992, il abandonne la vie politique au terme de ce mandat.
En mars 1988, Philippe Séguin, alors ministre de l'Emploi, le fait chevalier de la Légion d'honneur, dans le salon d'honneur d'une grande banque spinalienne. À cette occasion, le maire de la cité souligne : Le choix que tu as fait de ces lieux pour cette cérémonie est le rappel que tu as une vie antérieure à ton entrée dans les affaires publiques. L'action menée avant le printemps 1983 devant suffire largement à justifier cette distinction. Celle-ci est d'ores et déjà la preuve que ton entrée dans les affaires publiques n'a pas diminué tes mérites. En péroraison, André Tavernier résumait : L'aventure que je vis à vos côtés m'a fait découvrir la vie publique, son intérêt, ses servitudes et ses grandeurs...
C’est une grande figure spinalienne qui nous a quittés avec le décès d’André Tavernier, survenu le 11 novembre, dans sa 80e année.
Né le 7 janvier 1930, à Charleville-Mézières, dans les Ardennes, issu d’une famille de marbrier, il décida de ne pas suivre la trace de son père et partit à Lille pour faire des études d’optique. En 1953, il épousa Colette Lamiraux, à Charleville, dont il eut deux fils : Benoit et Denis. Une petite-fille, Bertille, vint rejoindre le cercle familial.
André Tavernier, très connu des Spinaliens de par sa profession d’opticien, était, au-delà d’un homme politique, un homme d’une extrême gentillesse et d’une grande pudeur, toujours tourné vers les autres. D’une grande intelligence, André Tavernier possédait une vraie vision des choses et une acuité sur le monde. Il avait l’intelligence des mots et des chiffres qu’il manipulait. Il jouait avec ces derniers avec beaucoup d’humour et était toujours discret mais percutant sans jamais être blessant.
Cet homme d’une droiture exemplaire aimait avec joie se tourner en auto-dérision. D’un optimisme et d’une joie sans faille, c’était un homme qui aimait les autres et qui avait un grand respect pour l’intérêt général. Très réaliste, il était raisonnablement ambitieux pour sa ville. André Tavernier était, avant tout, un gestionnaire avec un sens aigu de l’équité.
Une vraie intelligence alliée à l’humilité et à la gentillesse.