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Jean-Sébastien TRONQUART

[ Metz (57) , 01/05/1947 ]

médecin , maire , conseiller général

Biographie vosgienne

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ecriVOSGES, « Jean-Sébastien TRONQUART », fiche bio-bibliographique, https://www.ecrivosges.com/fiche.php?id=5503 (consultée le 30 septembre 2026).

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Bibliographie et sources

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Notices documentaires

2003 — Le Grand livre des élus vosgiens

TRONQUART Jean-Sébastien
(1er mai 1947, Metz)

© Le Grand Livre des élus vosgiens, éd. Gérard Louis, 2003
• Maire de Senones de juin 1995 à décembre 1995
• Conseiller municipal de Senones de 1995 à 2001
• Conseiller général du canton de Senones de 1988 à 2001
• Médecin
• Un enfant

Dans son cabinet médical situé à Senones, deux magnifiques tableaux suscitent la curiosité : l'un consacré au pays du Saintois, l'autre au célèbre compositeur Bach. Deux images qui marquent profondément l'existence du docteur Tronquart... prénommé bien sûr, Jean-Sébastien. Son père, Georges Tronquart, professeur au lycée Jules Ferry, peintre du pays de Maurice Barrès, à qui l'on doit les découvertes et la reconnaissance du camp celtique de La Bure, et sa mère Marcelle Gérardot, lui ont transmis leur indéfectible admiration envers la colline de Sion. Bien que natif de Metz et poursuivant ses études à Saint-Dié, c'est à Haroué, au pied de la colline inspirée, que Jean-Sébastien Tronquart vient fréquemment se ressourcer. Bachelier au lycée déodatien, il s'inscrit à la faculté de médecine de Strasbourg et présente, le 5 mars 1979, sa thèse intitulée : Traitement des fractures supracondyliennes de l'enfant, selon une méthode expérimentale fondée scientifiquement par Smith en 1893 et reprise par Blunt en 1952.

Quelques jours après, le nouveau praticien s'installe à Senones, en lieu et place du docteur Jean Brocard, malade. Neuf ans plus tard, Jean-Sébastien Tronquart effectue ses premiers pas dans la vie politique vosgienne. En présentant ses candidats pour les élections cantonales des 25 septembre et 2 octobre 1988, sous la bannière majorité départementale, le président Poncelet s'adresse au médecin senonais : Si vous êtes élu, vous serez le benjamin de l'assemblée départementale. Je crois beaucoup à votre élection, vous êtes jeune, dynamique, le canton a besoin de vous. Senones, meurtri par l'Histoire, défait par l'économie, a besoin de sang nouveau... ! Les urnes lui donnent raison. En revanche, Jean-Sébastien Tronquart trouve sur sa route, l'élu sortant… à savoir André Valentin, en place depuis 1964. L'adjoint au maire de Senones, Christian Staphe, et le premier magistrat Pierre Lambillon, ambitionnent également de rejoindre l'Hôtel du département.

Pour une première candidature, Jean-Sébastien Tronquart réalise un excellent score de 46 %. Il est irréfutablement le vainqueur moral de ce premier tour dans une vallée du Rabodeau peu habituée à un tel score… pour un protégé de Christian Poncelet. Le second tour est le reflet du premier, permettant au docteur Tronquart d'être le nouveau conseiller général du canton de Senones. À peine le temps de savourer son succès, l'élu senonais doit repartir en campagne car les municipales s'annoncent pour le 12 mars 1989. Jean-Sébastien Tronquart se présente face au maire sortant Pierre Lambillon. Au terme de cette journée, les électeurs se voient offrir un second tour le dimanche 19 mars. Le premier magistrat en exercice parvient à sauvegarder son fauteuil. Un résultat qui était pourtant loin d'être acquis. À cette occasion, Pierre Lambillon repart pour un troisième mandat, après avoir essuyé un revers, quelques semaines auparavant aux cantonales. Ce n'est que partie remise pour Jean-Sébastien Tronquart.

En juin 1995, il conduit une liste d'union intitulée Senones Demain, toujours contre Pierre Lambillon, lequel avait ravi la mairie à Roger François, dix-huit ans auparavant. L'enjeu est mobilisateur pour Senones... et le poste revient au conseiller général qui s'octroie 18 sièges sur 23. Toutefois, à la surprise générale, il donne sa démission quelques mois après avoir été porté à la tête de la commune. Cette décision est prise en raison de l'état de santé de sa mère, atteinte d'une maladie implacable, qui va l'enlever en quelques mois à l'affection des siens. Sa succession revient à Joseph-Del Magro. Après douze années de mandats cantonal et municipal, le docteur Tronquart quitte son siège d'élu de Senones en mars 2001. Ainsi a-t-il perpétué le souvenir de son grand-père maternel, Albert Gérardot, maire et conseiller général de Fontoy, en Moselle... de 1918 à 1940.

[ Bertrand MUNIER , Le Grand livre des élus vosgiens ]

 

Référence suggérée : ecriVOSGES, « Jean-Sébastien TRONQUART », fiche bio-bibliographique, https://www.ecrivosges.com/fiche.php?id=5503 (consultée le 30 septembre 2026).

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